Onirik
Diana Gabaldon à Livre Paris
Le 17 mars 2018

Diana Gabaldon est à Livre Paris 2018 et c’est un événement. Invitée hier sur la Scène Young adult (on se demande encore pourquoi cette scène et pourquoi un si petit espace qui était vite noir de monde), la romancière a littéralement charmé son public, essentiellement féminin, mais pas que.

C’est le célèbre libraire, Gérard Collard, qui était chargé d’animer la séance, et il a eu la bienveillance et la gentillesse de s’effacer et de laisser avant tout la parole aux fans, venues en nombre, en leur demandant quelle était la question qu’elles avaient toujours rêver de poser à leur idole. Et les questions ont rapidement fusé, de toutes parts.

Interrogée une nouvelle fois sur les origines de sa saga, Diana Gabaldon a expliqué avec beaucoup d’humour que c’était en voyant un homme en kilt dans un vieil épisode de Doctor Who. Elle ne savait ni le pourquoi ni le comment, mais elle savait qu’il allait y avoir un personnage masculin fort. C’est pourquoi elle a rapidement imaginé un pendant féminin du même acabit. C’est ainsi que sont nés Jaimie Fraser et Claire Beauchamp. L’Ecossais contre l’Anglaise.

De même, le choix de la première période du roman, à savoir la Seconde Guerre Mondiale, s’est faite pour des raisons pratiques. L’image d’une femme douée pour soigner s’est imposée à elle, mais il fallait que la médecine ne soit pas trop compliquée à évoquer. Donc avant les années 50/60, ce qui permettait à son héroïne de s’être déjà frottée au monde de la guerre et à la promiscuité, comme elle sera amenée à le faire chez les Highlanders du 18e siècle.

Ce fut absolument passionnant d’écouter cette fabuleuse romancière revenir sur son succès, sur l’adaptation de son oeuvre qui la ravit, mais qui ne l’influence pas dans son écriture, sur le fait qu’elle se laisse porter par ses écrits, ne sachant pas encore vraiment où cela va la mener. Elle compte écrire tant qu’elle aura des choses à transmettre. Son rythme est très précis, elle se couche vers 22h, se réveille vers minuit, travaille jusqu’à 4 heures du matin, puis retourne se reposer jusque vers 8 ou 9 heures.

A la question posée par un lecteur (au moins un ! car on a noté que son lectorat est essentiellement féminin), si pour cette native de Flagstaff dans l’Arizona la vie a changé et si elle s’est sentie faire partie d’une élite, Diana Gabaldon a répondu tout simplement qu’elle est trop vieille pour changer. Trop vieille ? trop modeste surtout, la romancière est toujours superbe et souriante. Elle a également expliqué faire toutes ses recherches elle-même, et ce, dans tous les domaines. De sa formation de scientifique, elle a acquis la rigueur et la capacité à réutiliser les informations. N’oublions pas qu’elle ne connaissait rien de l’Ecosse quand elle a commencé sa saga, et qu’elle n’y avait jamais mis les pieds.

Une belle rencontre à poursuivre encore ce week-end à Livre Paris et à la Librairie La Griffe Noire, à Saint-Maur-des-Fossés, mais aussi le lundi 19 mars au Hall du Livre à Nancy, pour une dédicace exceptionnelle de 17h à 20h.

Claire


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