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Adultère - Avis +/-
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mercredi 20 juin 2018.
Editeur : J’ai lu

roman de Paulo Coelho

Présentation de l’éditeur

"Une vie sans amour vaut-elle la peine d’être vécue ?". Un mari aimant, de beaux enfants, un métier gratifiant ; sur le papier, Linda a tout pour être heureuse. Et pourtant, elle n’est qu’apathie et indifférence.

Puis vient la rencontre avec un ancien petit ami. Jacob est un homme politique de premier plan et réveille en elle un sentiment perdu depuis longtemps : la passion. Mais pour conquérir cet amour impossible et enfin trouver le bonheur, elle devra puiser jusqu’au plus profond d’elle-même.

Avis d’Olivier

Difficile d’écrire quelque chose à l’encontre d’un livre du grand Paulo Coelho ? Pourtant, il faut bien l’avouer, j’ai dû faire de vrais efforts pour arriver au bout de ce roman.

Néanmoins, on retrouve la qualité incomparable d’écriture du Brésilien, elle permet une plongée dans les pensées et sensations d’un personnage, avec une finesse exceptionnelle. Mais Coelho a tenté un pari audacieux : se mettre dans la peau d’une jeune femme genevoise. C’était risqué, cela marche presque toujours, mais il y a trop de petites dissonances pour que l’on puisse s’y plonger vraiment.

Passons sur un certain nombre d’erreurs de formulation (mais peut-être dus à la traduction ?) [1]), pas si grave certes, mais qui empêchent d’imaginer la narratrice en jeune mère genevoise. Ce qui dérange le plus est sans doute de placer dans la tête d’une femme de 31 ans, des réflexions typiques de la quarantaine. Dommage, car le cadre est bien campé.

Comme dans L’Alchimiste, on assiste à une initiation, et ici, il s’agit plutôt qu’un apprentissage spirituel, une initiation à l’adultère. Notre narratrice cherche une solution à son ennui et à sa solitude existentielle. Si tout dans sa vie semble réussir, intérieurement, elle ressent un profond désert. Une rencontre fortuite avec un flirt de lycée va déclencher un long processus d’éducation à mener une double vie. Les risques inconsidérés produisent aussi des décharges d’adrénaline stimulantes.

Ce roman ambitieux pèche peut-être par une volonté de transcender la réalité pour en tirer un enseignement. La recherche de la passion vaut-elle d’abandonner tout ce qui fait sa vie ? Finalement, la réponse vous appartient, et c’est tant mieux.

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 316
Editeur : J’ai lu
Collection : Littérature générale
Sortie : 6 mai 2015
Prix : 6,70 €

[1] Quelques exemples de maladresse
- Gruyère : situer cette spécialité dans le canton de Vaud revient à placer dans la bouche d’un Breton que le Camembert est une spécialité picarde. (Gruyère est dans le canton de Fribourg…).
- Une raclette : mangée avec des Roesti et du jambon. Et même avec une fondue à une autre occasion. Quel Genevois ferait cela ?
- Calvin est présenté comme l’instigateur de nombreux bûchers. Au-delà de l’erreur historique, on imagine mal une Genevoise oser une telle affirmation.
- Placer dans la bouche d’une journaliste genevoise l’expression de « président de la Suisse » (à plusieurs reprises) revient à peu de choses près de parler du chancelier français.


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