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Conférence sur Idéfix et les irréductibles
Onirik -> Télévision -> Interview -> Dernière mise à jour : le jeudi 1er juillet 2021.

Conférence autour de la nouvelle série Idéfix et les Irréductibles avec Céleste Surugue de Les Editions Albert René, le réalisateur Charles Vaucelle qui nous parlera du travail du studio o2o, Pierre Siracusa de France Télévisions car la série sera diffusée sur France 4, mais aussi Frank Dietz pour la diffusion allemande.

Venez découvrir une multitude d’informations concernant la série et son arrivée sur nos écrans !



le mercredi 23 juin 2021

retranscription de Hiro

A l’occasion de la conférence presse concernant les nouveautés du Parc Astérix et du lancement de la série Idéfix et les Irréductibles, nous avons pu découvrir et apprendre beaucoup de choses concernant la série prévue pour la télévision autour de ce petit compagnon des célèbres Astérix et Obélix.

Pour cette conférence, il y avait Céleste Surugue, le directeur des éditions Albert René, Charles Vaucelle, le réalisateur de la série d’animation Idéfix et les Irréductibles, Pierre Siracusa, le diffuseur pour France Télévision ainsi que Frank Dietz, venant pour la diffusion en Allemagne de la série pour le groupe Super RTL.

Présentateur : Les irréductibles, ça promet, on peut le dire car c’est un gros gros travail de plusieurs années. Je pense que Charles nous en parlera tout à l’heure. On va sûrement retrouver beaucoup d’animaux, et des gags et du rire. Je crois que Pierre Siracusa tenait à ce qu’il y en ait, des batailles, mais sympathiques bien sûr, entre les Romains et les Gaulois. Des aventures incroyables. Donc Céleste, d’où est venue l’idee ?

Céleste Surugue : Alors en fait, Idéfix en série télé c’est un rêve de René Goscinny et Albert Uderzo. Il y avait eu à l’époque des Studios Idéfix, le bien nommé, un pilote autour d’Idéfix. Un épisode d’une dizaine de minutes avait été fait. Finalement, la série n’a pas vu le jour, mais c’est vrai que c’était un rêve que caressaient les deux auteurs. Dans les années qui ont suivi, plusieurs projets ont été proposés mais qui n’étaient pas convaincants et pas aboutis. Et puis, il y a eu le succès du film Le Domaine des Dieux en bande dessinée. Et il y a 5 ou 6 ans, on a été approché par des producteurs de séries télé. Ils venaient nous voir en disant que ça serait bien de faire une sérieux autour d’Astérix. On leur disait à l’époque que Astérix était un personnage transgénérationnel, par les albums, pour les grands événements télévisuels. Pour la télévision et pour être en contact avec le plus jeune public, on pense qu’Idéfix est le personnage le plus adapté. Ces producteurs sont revenus avec des projets qui n’étaient pas satisfaisants, qui ne nous plaisaient pas. Or on a décidé à ce moment-là de lancer une création en interne. Et pendant, plus de 18 mois, on a travaillé avec des talents. On s’est entouré de talents pour réfléchir à ce que pourrait être une série Idéfix.

Présentateur : Et ça a été le lancement dans l’aventure ?

Céleste Surugue : On s’est lancé dans l’aventure, mais ça na pas été simple au début. Idéfix à la sortie du village, les histoires tournaient vite court. Le déclic s’est fait avec Le Tour de Gaule et la célèbre case où on découvre pour la première fois Idéfix à la sortie de la charcuterie de Lutèce. Le déclic a été de se dire « Mais en fait, il y a 5 tomes d’Astérix sans Idéfix ». Il les rencontre seulement à Lutèce, ça veut dire qu’il a eu une vie avant. Et là on s’est dit c’est très intéressant d’aller raconter la vie d’Idéfix avant Astérix et Obélix, et donc de partir sur un préquel. Accessoirement, on est à Lutèce et Lutèce est un vrai terrain d’aventures pour un personnage comme Idéfix. Un terrain d’aventures, mais aussi de références, de clins d’oeil, de jeux avec Lutèce, avec Paris. L’idée était bonne. Je suis allé voir sur wikipédia l’histoire avec un grand H de Lutèce et là on s’est dit que c’était parfait parce qu’en fait, Lutèce tombe face aux Romains avant le reste de la Gaule, dans une bataille qui se situerait a priori selon les experts aux alentours des plaines de Pontoise. Où on a un général romain, qui s’appelait Labienus, qui a donc bien existé, qui bat un chef Gaulois Camulogène. On s’est dit que c’était super, qu’on est vraiment sur l’ADN d’Astérix où tout est perdu, c’est la défaite, mais non, il existe une bande d’irréductibles menée par Idéfix qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Ici, le général Labienus va essayer de s’installer à Lutèce et romaniser la ville. Il sera aidé par sa chatte Mona Lisa, mais aussi par des légionnaires romains et par la meute de chiens romains qui ont pour mission de policer la ville. On était très content aussi de voir que dans cet univers, bien avant, déjà dans Les lauriers de César, il existe cette île de la Cité avec un côté gaulois et un côté romain. Et on voir ces Romains essayer de s’installer face aux Gaulois. Cela répond donc bien à cet arc narratif.

Présentateur : Mais ce ne sont pas eux les héros, les héros ne sont pas à hauteur d’humain, en réalité dans cette série, on est à la hauteur des animaux ?

Céleste Surugue : On est à hauteur d’Idéfix oui, il est entouré d’une bande d’irréductibles. Tu veux en dire quelques mots Charles ?

Présentateur : Ou on peut peut-être d’abord demander au diffuseur pourquoi ils ont été séduits par cette aventure, par cette série. Pierre, quand on vous l’a proposée en co-production, qu’est-ce qui vous a séduit ?

Pierre Siracusa : A peu près tout, mais moi, j’étais curieux de connaître l’avis de Charles d’abord. * Rire*
Je plaisante, en fait quand Céleste est venue nous voir avec Tiphaine, on a eu le sentiment immédiat d’avoir deux cadeaux d’un coup. Le premier est d’avoir enfin l’univers d’Uderzo et de Goscinny adapté pour la télévision car ça ne s’était jamais fait et on désespérait de les voir rejoindre le Panthéon de ce qu’on avait nous très envie de faire, c’est d’aller explorer le patrimoine littéraire et de la bande dessinée. Parce qu’on pense aussi que c’est notre mission d’alerter, de sensibiliser le jeune public à ces grandes œuvres. Et Idéfix et en tout cas Astérix en fait partie. C’est aussi ça le deuxième cadeau, c’est que Idéfix n’est pas un produit dérivé d’Astérix. Idéfix c’est une vraie réflexion aboutie sur l’adaptation d’un univers très familial, très transgénérationnel, très difficile d’accès pour les publics les plus petits et de la jeunesse, parfois à cause de ses thèmes. Mais là, c’est le fruit d’une vraie réflexion sur comment découvrir l’univers de Goscinny et d’Uderzo. C’est pour ça que je suis curieux de connaître le point de vue de Charles, car il fait partie de ces gens qui nous ont accompagné sur d’autres œuvres. La première fois que j’ai rencontré Charles, c’était il y a presque un siècle , il était tout jeune et il était story-boarder de l’adaptation par Xilam de Lucky Luke [1]. Et je pense qu’il y a dans les réflexions autour d’Idéfix la question de comment être au plus près de l’oeuvre qui doit passer par le mouvement, la voix, tout cela et comment s’adapter à un public qui va la recevoir par la télévision au milieu de plein d’autres choses. Je pense que c’est réellement une grande idée d’avoir avec Idéfix à peu près toutes les idées d’Astérix, mais de les avoir aussi avec ses limites. Il est le plus petit des chiens, il est un peu le Kirikou de la bande. Il n’est pas celui qui va libérer Lutèce, il est celui qui a sa hauteur va montrer qu’il est courageux, qu’il n’est pas seulement avec des idées fixes mais qu’il a des raisons, de l’audace et c’est un vrai sujet pour l’enfance aussi. C’est aussi comprendre quels sont ses réels pouvoirs, il ne va pas sauver Lutèce, il va juste à sa manière, réparer les injustices.

Présentateur : C’est un tout petit qui fait de grandes choses, c’est un des héros préférés des enfants français. Franck, vous, vous êtes en Allemagne aujourd’hui, vous êtes où ?

Frank Dietz : Je suis basé à Mayence, ce qui n’est pas très loin de la frontière pour visiter la France, mais malheureusement pour des restrictions de covid, ce n’était pas possible de venir vous voir sur scène. C’est vraiment dommage, quand je vois ce qu’il se passe dans le parc, c’est vraiment phénoménal. Désolé, mais je suis vraiment ravi d’être parmi vous par moniteur.

Présentateur : On se pose aussi la question, est-ce que qu’Idéfix est aussi connu en Allemagne et pourquoi vous, vous avez été séduit par cet idée ? Les enfants allemands connaissent Idéfix ?

Frank Dietz : Je peux vous assurer que c’est une très grande histoire d’amour entre Idéfix, le monde d’Astérix, les personnages et le public ou la population en Allemagne. Tout le monde connaît le monde d’Astérix, c’est vraiment le personnage le plus connu. Aujourd’hui c’est une grande journée, car il y a deux grands matchs ce soir, et Astérix est comparable au foot, il a une popularité extraordinaire. Ça fait 30 ans qu’il a une présence, pas seulement par les bandes dessinées, mais aussi par les long-métrages. C’est pour cela que lorsque j’ai rencontré Céleste la première fois, je lui avais posé la question « Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas une série sur Astérix et son univers, avec ses aventures, ses personnages ». Ce n’était pas une grande réflexion, on savait dès le départ qu’on voulait participer au projet.

Présentateur : Donc Super RTL va participer au projet. On en reparlera tout à l’heure concernant le détail de la diffusion, avec Pierre aussi. Mais avant la diffusion, Charles, il a fallu réaliser la série, la produire, la construire cette série, et ça c’est une vraie aventure, une aventure française, une aventure gauloise.

Charles Vaucelle : C’est 100 % gaulois car en fait la production a eu lieu sur Paris dans le Studio 58, chez les éditions Albert René, et la fabrication à Saint Malo, en Armorie, ce qui est assez cohérent avec l’univers d’Astérix dans le studio o2o.

Présentateur : Tu as vécu le rêve armoricain ?

Charles Vaucelle : * Rire * Et voilà, quand je suis arrivé sur le projet, c’était il y a 3 ans, ce qui m’a tout de suite plu c’est l’envie qualitative de Céleste. Et ensuite, de son approche de la qualité des long-métrages. Après on est en série donc on n’est pas du tout sur les mêmes enveloppes, mais il y avait cette volonté qualitative, cette volonté de tout faire en France et le fait que la bible littéraire, le matériel dont on a besoin pour mettre en place le carcan de la série, était déjà vachement avancé. Et le fait que Idéfix était déjà à Lutèce 2 ans avant de rencontrer Astérix. Voilà, il y avait un petit côté Oliver Twist dans les rues de Lutèce et non on n’était pas dans un environnement sylvestre comme la forêt des Carnutes [2] qui était pour moi un peu plus classique. Et le fait qu’il soit le leader d’une bande d’irréductibles face aux Romains qui ont eux-même une brigade cynophile. Les difficultés étaient dans le fait de mélanger les enjeux humains et animaux, canins, tout en gardant l’ADN d’Astérix, ce qui n’est pas une mince affaire car le plus gros sujet d’une série, c’est dès le départ l’écriture et tout le monde n’a pas la plume de M. Goscinny, ni le talent visuel du dessin de M. Uderzo. Il a donc fallu que je m’entoure de talents. J’ai un peu d’expérience dans ce métier, j’ai donc eu la chance de m’entourer de talents comme Matthieu Choquet [3] qui dirigeait l’écriture et de storybordeurs, de dessinateurs, de peintres pour mettre au point les premiers visuels, donc les décors, donner vie à ces lieux tout en respectant le dessins et le style des créateurs.

Présentateur : Justement, ce dessin, ce style, parlons-en car vous allez peut-être nous montrer, nous décrire les étapes de créations de la série ?

Charles Vaucelle : Alors on a quelques étapes de création de la série. Là c’est le storyboard, plus précisément, l’animatique [4]. C’est un montage des dessins. Il faut savoir qu’un épisode fait à peu près 160 plans, je ne vais pas aller trop dans les détails car ce n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant, mais c’est mon métier. Donc 160 plans et environ entre 800 et 1200 dessins par épisode de 11 minutes, et je ne parle que des dessins du storyboard [5]. Là on part du scénario déjà validé, écrit, etc. Et on illustre en gros comme une bande dessinée, le script. Donc on détermine le nombre de plans, les cadrages, éventuellement la focal, les actings et les poses clés du cadre. Une fois qu’on a enregistré, doublé les comédiens, on les greffe, on les monte sur l’animatique et ensuite transmis au département du layout [6] qui détermine la focal, le lieu, l’angle, la perspective et qui met en scène les personnages déjà pré-modélisés. Là, c’est l’animation, là je donne des re-tect, des corrections, souvent, mais voilà, c’est là où on détermine, qu’on affine l’animation, c’est l’idée. Puis on passe au compositing [7], qui est le rendu final de l’image, on a déjà bien déterminé les lights, qui est l’implantation des spots de lumière, si on ajoute un peu de particule dans les airs pour donner un peu de profondeur, de chaleur. Là par exemple, on est dans le repaire des irréductibles donc j’ai souhaité des teintes plus chaudes, plus chaleureuses, a contrario, chez les Romains on est sur des teintes plus froide, bleues, parce qu’on est chez les ennemis.

Présentateur : De véritables univers, ce qui frappe dans cette image compositée, cette image finale qu’on va voir dans la série, c’est que les personnages n’ont pas l’air d’être en plastique comme on peut le voir habituellement dans les séries en 3D, ils ont des poils en plus.

Charles Vaucelle : Alors je ne suis pas fétichistes des poils, mais lorsqu’on fait une série avec des animaux, les poils donnent tout de suite plus un côté organique, vivant, je voulais qu’ils aient un poil velouté qui rappelle un peu la peluche pour Idéfix. Je suis assez focus sur les enfants et sur le fait que lorsqu’ils regardent un dessin animé, ils ne doivent pas s’ennuyer, donc j’essaye dès le scénario de mêler la bonne cuisine entre les gags, les moments tristes, les magiques, la comédie, l’action, mais que les enfants aient tout de suite de l’empathie pour les personnages. De l’émotion. On a passé pas mal de temps à modéliser les personnages et à choisir leur rendu final.

Céleste Surugue : C’était important pour nous que suite au succès du Domaine des Dieux et Le secret de la potion magique, on ait une exigence de qualité en terme de visuel, pour que nos fans, nos lecteurs, ne soient pas perdus ou déçus. Et je pense que Charles et le studio o2o à Saint Malo ont vraiment fait un boulot extraordinaire pour se caler à ce niveau d’exigence.

Présentateur : C’est relativement ambitieux, l’image ressemble ou se rapproche de celle des long-métrages, qu’on peut voir au cinéma. Ce type d’image dans un dessin animé, c’est assez rare ?

Céleste Surugue : C’est assez rare, et en plus, il faut savoir que dans cette série, il y à peu près 130 personnages, c’est ça ?

Charles Vaucelle : Oui, 130 personnages.

Céleste Surugue : Et habituellement, sur une série télé, en moyenne c’est plus…

Charles Vaucelle : C’est plus 30 ou 40 personnages. Après, il n’y a pas vraiment de règle, mais c’est vrai que c’était assez pléplonique en terme de fabrication parce que c’était pharaonique et aussi parce qu’on a dû créer une ville, un colisé, des catacombes, beaucoup d’intérieurs aussi le Palais de la Louve, c’était assez ...

Céleste Surugue : Oui, c’est très riche en lieux et en personnages...

Présentateur : Donc ça a pris combien de temps ?

Céleste Surugue : On ne compte pas.

Charles Vaucelle : C’est difficile, et on n’est pas fétichiste du poil.

Pierre Siracusa : On avait un atout majeur, c’est l’épouse de Charles...

Présentateur : Pierre m’avait dit avant le début de la conférence de le censurer si ça commençait à déraper, alors je le censure. Et on passe de Céleste, à la diffusion, sur quelle chaîne on aura cette œuvre sur nos antennes ?

Pierre Siracusa : On va l’avoir sur plein, plein de supports. Alors à grandes séries réussies, gros événements chez France Télévision. Et je dois vous avouer que je parlais d’identification avec Idéfix, et dans le contexte qui est le nôtre, de fermeture puis de réouverture de France 4, que de lancer 15 jours après la réouverture de la date prévue de la fermeture de France 4 Idéfix, sur France 4, nous amène à dire qu’il y a une petite identification, et on en est drôlement content. Ça sera donc notre gros événement de la rentrée, on va le diffuser à partir du 28 août, avec un lancement particulier, c’est en principe des séries qu’on lance avec un rendez-vous hebdomadaire, cette fois-ci, on a décidé de faire trois rendez-vous hebdomadaires dès le 28 août, pour arriver à une diffusion quotidienne aux vacances de la Toussaint et aux vacances de Noël. Notre offre est aussi numérique, ce n’est pas parce que France 4 a survécu que nous n’allons pas nous servir de cet outil-là. On sera en preview dès le 2 juillet. C’est la moindre des choses sur ce qu’on croit être une vraie réussite. Et je suis sûr que Franck a plein de bonnes idées aussi.

Présentateur : Et donc Frank, en Allemagne, on va avoir la série sur Super RTL, comment ça va se passer ?

Frank Dietz : J’espère que ça va créer beaucoup de « air time ». Une bonne expérience, ça sera partout sur nos plateformes, du groupe RTL et Bertelsmann, il y a donc plein de liens, plein d’imageries qu’on va créer pour le lancement. Et comme on est aussi les agents pour tout ce qui est de l’univers d’Astérix, il va y avoir des promotions, un feu d’artifice de marketing dans tous les points de contact des grandes surfaces, des projections dans les cinémas, enchainant quelques épisodes pour lancer un intérêt. Pour nous, ce n’est pas seulement une série, c’est un événement, et on est là pour le long terme, ce n’est pas que la rentrée qui compte, c’est aussi le long-terme, dans 5 ans, il va se passer des choses autour d’Astérix et on espère une suite, etc.

Comme je le disais au début, ce sont des personnages clés pour le marché allemand, on fait donc tout pour créer l’engouement.

Présentateur : Comment on dit Idéfix en Allemagne ?

Frank Dietz : Il s’appelle aussi Idéfix, ce qui est très important est que tous les personnages soient soigneusement traduits, ce qui est aussi le cas des BD. Il est très important de passer l’humour au public allemand, donc on y porte beaucoup de soin pour la réalisation du doublage.

Présentateur : Céleste, pour les éditions Albert René, ce lancement c’est sur les chaînes de télévision, c’est tout un tas d’événements connexes, il y a une grosse opération qui va se lancer ?

Céleste Surugue : Absolument, pour nous Idéfix et les Irréductibles c’est stratégique, c’est une extension de l’univers qu’on aimerait voir réussir. On a d’abord mis tous les moyens sur la série audiovisuelle, mais derrière, on veut que les gens découvrent ce magnifique travail. On a créé une trentaine de vidéos qu’on va diffuser sur nos réseaux sociaux et sur une chaîne Youtube. Il y a une dizaine de vidéos qui seront des vidéos de découvertes pour le jeune public qu’on a monté de façon thématique, les gentils, les méchants, Lutèce, les caméos car il y a beaucoup de personnages des albums d’Astérix qu’on va voir passer dans les épisodes. On a aussi une dizaine de vidéos sur les coulisses de la création, on a été accompagné pendant plusieurs mois sur la création de la série, donc on a cette dizaine de vidéos sur le secret de fabrication de la série pour ceux qui veulent encore voir Charles. Il est très présent sur ces vidéos et explique bien tout ce qui a été fait pour obtenir un tel niveau de qualité. Et puis, on est très content d’avoir la troisième série de vidéos autour de l’histoire avec un grand H et on a demandé à un youtubers qui s’appelle Nota Bene de travailler et réfléchir sur dix sujets autour du vrai/faux dans ce qu’on peut voir dans la série, de comment était Lutèce à l’époque, y avait-il une brigade de chiens romains. Dix sujets très intéressants qui viennent éclairer la série pour les enfants et la famille. C’est la première chose qu’on a fait, et les premières vidéos seront visibles dès ce soir (mercredi 23 juin 2021) et progressivement tout au long de l’été.

Ensuite avec le Parc on est très content car dans toutes les chambres des hôtels du Parc, on a une chaîne Idéfix à disposition des visiteurs des trois hôtels, ils pourront découvrir 2 épisodes en avant première. Derrière, on est très content d’avoir un partenariat avec les salles de cinéma Pathé, et le dimanche 22 août et 29 août 2021, dans les 70 salles Gaumont-pathé, seront diffusés cinq épisodes de la série pour le jeune public et les familles. Très bel événement de cette fin d’été en coordination avec France Télévision.

On a aussi et on en est très fier car c’est très tôt dans la vie d’une série, un partenariat en exclusivité avec la Grande Récré, et dès cette fin d’année, la Grande Récré nous accompagne avec les premiers jours autour de la série. On peut voir les prototypes des peluches et puis de nombreux jeux. C’est une confiance accordée très en amont de la diffusion. Et enfin dernier point, on a un album sorti la semaine dernière autour de cet univers, c’est « Pas de quartier pour les latins » et le démarrage est excellent et le titre se place d’ores et déjà en tête de classement des ventes. On est très content car comme pour la série audio-visuelle, on a été très vigilent sur la qualité, on a travaillé vraiment avec des artistes de bande-dessinées, Jean Bastide et Jean Fennec, qui sont de très bons dessinateurs, mais qui ont aussi monté leur niveau pour essayer de s’approcher de celui d’Albert. On a une vraie BD avec des artistes derrière et des scénaristes comme Matthieu Choquet, qu’on remercie pour cette histoire d’épidémie qui nous a accompagné pendant la pandémie.

Présentateur : Vous avez évoqué Albert, vous avez évoqué tout à l’heure le point de départ de cette série qui était au départ une idée de Goscinny et Uderzo, est-ce que Uderzo a pu voir déjà les prémices de cette série. A-t-il pu voir des images avant sa disparition malheureuse il y a un an ?

Céleste Surugue : On a eu cette chance car on travaille sur le projet depuis maintenant plus de 5 ans. On a pu présenter le projet à Anne Goscinny, à Albert Uderzo, Sylvie Uderzo, et on a été tout de suite encouragé sur cette voie. Il y avait un vrai enthousiasme de tout le monde et en particulier d’Albert. Il était très émouvant. Charles est allé le voir deux fois je crois, très en amont de la création des personnages. Ce qu’on appelle le « character design », où Albert était dans l’échange, s’amusait avec Charles sur les personnages. Il était très investi, il avait tout de suite le regard, ses corrections de dessins étaient justes, il nous a tout de suite apporte son regard. Et puis, il a eu la chance de voir les animatiques et les animations, et je pense avec grand plaisir.

Session de questions-réponses avec le public

Public : Bonjour, c’est une série, mais vous n’avez évoqué ni le nombre d’épisodes, ni la durée des épisodes, ni si une autre saison sera à venir, plus de précision sur ce lancement.

Charles Vaucelle : Alors il y a 52 épisodes donc 52 fois 11 minutes. C’est la première saison. J’espère qu’il y aura une saison 2, je le souhaite car je prends un réel plaisir à bosser dessus depuis 3 ans et après ça dépend des chefs.

Public : Vous avez expliqué que lorsque vous avez ouvert la possibilité de créer une série Idéfix à des producteurs indépendants, vous avez été déçu des propositions, pourquoi ça ne convenait pas ?

Céleste Surugue : Pourquoi ça ne convenait pas, car il y avait une compréhension de l’univers qui n’était pas très forte. Bon après ça ce sont des choses qui quand on les accompagne, on peut y arriver. Et puis chez ces producteurs, il y a une approche qui est un peu « d’eau tiède », c’est de ne pas oser. Dans la narration de raconter des choses un peu spécifiques, un peu atypiques, de faire une sorte de moyenne pour pas prendre de risque avec nous et ne pas prendre de risque avec les diffuseurs. C’est pourquoi on s’est dit qu’il valait mieux qu’on prenne avec nous le sujet, qu’on prenne nos risques narratifs, créativement et qu’on travaillerait main dans la main avec les ayants-droit et quand on a été prêt avec un projet qui avait une vraie typicité, on viendrait le présenter aux chaînes.

Pierre Siracusa : Alors juste pour compléter, personnellement, je n’ai pas vu les projets précédents, mais quand on a découvert celui-là, l’idée était réellement devenue un arc. Un des grands sujets autour de l’écriture de René Goscinny, de l’univers d’Astérix, de comment le rendre compatible avec les habitudes de consommation de dessins animés des enfants devant la télévision, cela ne veut pas dire que l’écriture de René Goscinny n’est pas adaptée pour des enfants, mais elle a été conçue pour être lue, relue, avec des notes en bas de pages et tout un tas d’autres choses. Là le sujet du préquel avec cette idée même qui est assez délirante, d’aller vers cette genèse, c’est un propos qui est une évidence par rapport à la population et le public qui consomme le dessin animé et qui a moins de 8 ans. L’idée était géniale dans l’approche, mais aussi compatible avec ce qu’on découvre dans les BD. Voilà, j’arrête.

Public : Vous évoquez l’univers, va-t-on rester uniquement dans Lutèce, est-ce que Lutèce va être un personnage à part entière, ou bien les personnages vont sortir de la ville ? Comment envisagez-vous les 52 épisodes ?

Céleste Surugue : C’est une excellente question et effectivement, Lutèce est un personnage de la série. Quand on est tombé sur Le Tour de Gaule et qu’on s’est dit qu’il était bien de placer tout cela à cet endroit dans le cadre d’un préquel, on s’est dit que Lutèce était un atout pour cette série. C’est un immense terrain de jeu, c’est un lieu cosmopolite, c’est un lieu qui même si géographiquement il est limité, il est en fait assez illimité en terme de décor. On sort un peu de Lutèce, de l’autre côté des quais de Seine, dans la forêt, mais on reste là aussi. C’est un décor infini pour les aventures d’Idéfix.

Charles Vaucelle : Décor infini car il est riche, il y a les catacombes, le Colisée à côté en satellite, comme le dit Céleste, il y a la forêt, les toits de Lutèce qu’on a utilisés. C’est encore assez riche pour qu’on puisse raconter encore de nouveaux épisodes. Et puis nous étions attachés à ce que faisaient raconter les créateurs, d’avoir des clins d’oeil avec le Paris contemporain. Des éléments qu’on retrouve aussi dans les albums.

Public : Est-ce uniquement un univers animal ou des personnages vont s’agréger à vos scénaris ?

Charles Vaucelle : Oui, oui, on a tour à tour des séquences chez les Romains, chez les Gaulois, Poulerotix qui est le charcutier qui tient la charcuterie là où Idéfix va rencontre Astérix deux ans plus tard. Il fait aussi partie intégrante de l’histoire, après ça peut être des fils conducteurs. On a pris la décision de ne pas avoir de formule appliquée sur tous les épisodes, en fait, chaque épisode a sa propre structure. On part parfois des Romains qui ont le projet de romanisation, de la création d’un arc de triomphe, de la construction d’un monument, etc. Mais parfois on part aussi des Gaulois, des druides aussi, qui sont en périphérie de la ville. On est focus principalement sur Idéfix et ses amis, mais il y a beaucoup d’interventions des humains.

Céleste Surugue : On est un peu dans cette tradition qu’on n’a pas retrouvée récemment chez Disney, mais plus ancienne avec les Aristochats, La Belle et le Clochard, on a ce monde d’humains qui vient interférer chez les animaux, mais on reste au niveau des animaux. Les humains interfèrent, viennent gêner nos animaux qui vivent des aventures par rapport à ces interférences, ils ne se parlent pas entre eux. On a fait très attention à ce que nos animaux ne soient pas anthropomorphiques, dans le respect de l’univers d’Astérix. Mais il y a des humains, et il se trouve que dans les albums, il y a plein de Lutéciens comme Amerix, Lentix, …

Charles Vaucelle : On a aussi Amnésix, le druide que l’on voit dans Le Combat des cheffes et passent aussi de façon récurrente Abraracourcix et Bonemine qui sont en weekend. Ils ne devaient apparaître qu’aux arrière-plans, et finalement, à cause du souhait de Céleste, ils deviennent de plus en plus interventionnistes dans les épisodes. Mais je pense aussi que c’est ce que cherchent les fans des albums.

Présentateur : Ils sont venus faire du shopping à Lutèce.

Céleste Surugue : Le beau-frère Homéopatix habite à Lutèce, le frère de Bonemine.

Public : Quand la série sera-t-elle diffusée aux Pays-Bas et est-ce que l’album sera publié en néerlandais ?

Céleste Surugue : Je pense qu’on peut répondre oui, la série sera diffusée et la BD publiée, mais quand ? ce sont des choses en discussion. On discute avec différents diffuseurs. On n’a pas encore de date.

Présentateur : Donc il y a aujourd’hui des discussions avec d’autres pays pour essayer d’étendre la série.

Céleste Surugue : Il y a une volonté de notre part effectivement, mais il y a aussi une envie de plein de pays d’accueillir ce petit chien chez eux. Donc les discussions sont en cours à l’international, on sait que nos éditeurs sur nos marchés principaux sont très partants, donc cela va arriver dans les semaines et les mois à venir. Pour le moment ce qu’on sait en terme de diffusion, il y a France Télévision le 28 août, Super RTL tout de suite derrière et puis la Suisse et le Québec en fin d’année.

Public : Bonjour, question par rapport à Idéfix, au long des albums, il devient écologique, il déteste que les arbres soient arrachés. Est-ce que ça sera un trait de personnalité qu’il va conserver dans la série ?

Charles Vaucelle : On l’a utilisé dans différents épisodes, notamment un où les Romains souhaitent construire une voie romaine. Pour cela, ils doivent abattre les arbres de la forêt, forcément là on l’utilise. Ça le rend fou, ou du moins un peu plus féroce. Et sinon dans l’élaboration des décors dès le départ, il fallait qu’on trouve un repaire pour les irréductibles, un lieu caché car les Romains les recherchent. C’est donc l’ancien repaire du chef gaulois Camulogène. C’est une espèce de ruine mais une construction typique gauloise de la bande dessinée et il est traversé par un arbre. Il est à l’image de la protection et de l’amour qu’a Idéfix pour les arbres. Cela donne a contrario des constructions romaines, moi je voulais que ça garde un côté sylvestre, bucolique, qui soit un peu plus poétique.

Public : D’abord, le choix des voix notamment celle d’Idéfix, est-ce que cela a représenté un défi dans le choix du casting ? Et sinon avez-vous des exemples d’anachronismes ou jeux de mots ? A quel point avez-vous voulu en mettre ?

Présentateur : Question importante car je crois que c’est la première fois qu’Idéfix parle, on ne l’a jamais entendu parler avant cela, non ?

Charles Vaucelle : On a toujours un peu d’appréhension quand on fait vivre un personnage à partir d’une BD. Car si on a lu ces BD plus jeunes, on a tous une voix intérieure, comme pour Tintin, les Daltons. Et surtout que dans les BD, initialement, Idéfix ne parle pas. Je ne crois pas ou dans une ou deux histoires à hauteur d’animaux, assez peu. Déjà pour lui donner un âge, je ne voulais pas qu’il soit trop jeune, mais je ne voulais pas non plus qu’il soit adulte. Il fallait trouver le bon dosage. On a ciblé plutôt des voix à caractère adolescent, je ne voulais pas non plus faire trop baisser la cible de l’audience. Nous avons aussi essayé de garder le double degré de lecture qu’il y a aussi dans les BD, il y a donc les jeux de mots. On voulait que les parents ou les adolescents puissent apprécier un autre ton de la série, sans en changer le public principal.

Concernant les voix, on a fait un casting, une quarantaine de comédiens. J’avais déjà travaillé avec le comédien qui fait Idéfix et qui s’appelle Benjamin Bollen, il fait Chat noir dans Ladybug. Et par contre, je ne vais pas tous les citer, mais j’étais entouré de Luc Hamet, directeur de plateau, et qui est une voix assez connu du doublage des années 80, il a fait Roger Rabbit, et beaucoup d’autres voix. On a fait le casting ensemble sous le parrainage de Céleste. Ça a été relativement simple en fait.

Céleste Surugue : Juste pour ajouter par rapport à Idéfix, c’est vraiment un choix collégial sur cette voix, car ce n’était pas une voix simple. On voulait tous être sûrs que ce soit bien éditorialement ce qu’on voulait. On a travaillé ce choix avec une shortlist auprès de France Télévision, mais aussi auprès de Anne Goscinny et Albert Uderzo pour la choisir. C’était cette voix qui emportait visiblement tous les suffrages.

Présentateur : Si la question des voix vous intéresse, vous avez aussi sur la chaîne YT d’Idéfix, pas mal de making off où vous verrez Benjamin, Kelly, et une grande partie des personnes qui sont intervenues sur les voix, vous les verrez dans les studios et en action. Vous avez aussi des making-off sur la réalisation où vous verrez Charles en train de travailler avec ses équipes en Armorie et pas mal d’informations complémentaires.

Céleste Surugue : Et sur la voix d’Idéfix, on voulait aussi, à la différence d’Astérix et la célèbre voix de Roger Carrel qui est très, très typique, on voulait là une voix plus neutre, car autour de lui on a pour le coup des personnages avec des accents, ce qui est assez peu fréquent à la télévision. On a une Baratine qui a un accent de titi-parisienne...

Charles Vaucelle : Il y a un autre personnage avec l’accent toulousain, et en parallèle de cela, on a rajouté une dose de capacité. Encore une fois, j’étais assez attentif à ce que les enfants ait quelque chose à manger visuellement. Par exemple, Padegachix est fort comme Hulk, Baratine est un peu comme Black Widow et Volverine avec ses griffes, Turbine court super vite comme Flash, mais cela est à faible dose car on n’est pas chez Marvel. Mais je trouvais que visuellement, c’était intéressant. Pour Idéfix, sa sorte de super-pouvoir c’est son odorat développé, ainsi, on verra les pistes de parfums qu’il suivra, mais c’est avant tout aussi son ingéniosité et son leadership.

Céleste Surugue : Et sur ces histoires d’accents, on voulait aussi dans l’écriture, qu’on n’entend pas dans la bande dessinée, la vraie musicalité de René Goscinny. On voulait que les personnages fassent chorale, que ce soit dans les accents ou dans les gimmicks. Les personnages ont des paroles qui reviennent régulièrement.

Public : Peut-on imaginer un film sur grand écran avec Idéfix, est-ce qu’on a le droit d’en rêver et qu’ont pensé mesdames Goscinny et Uderzo du produit final ?

Céleste Surugue : Alors sur un film, ce n’est pas à l’ordre du jour du tout, on est déjà sur l’installation de cet univers à la télévision et éditorialement. Et puis pour ce qu’en ont pensé Anne et Sylvie, vous voulez dire un mot ? sur un film, ce n’est pas un ordre du jour du tout, déjà installation.

Anne Goscinny : Albert Uderzo et moi étions d’abord très opposés à ce qu’Astérix soit visible à la télévision avant d’être vu au cinéma, on était d’accord là-dessus. On trouvait, non pas que la télévision était déchoir, mais que Astérix était le grand écran. Avec cette idée de transposer Idéfix, d’en faire un spin-off et un personnage principal, on a trouvé avec Albert que le biais était intelligent et j’ai suivi avec lui, puis avec Sylvie maintenant, toutes les étapes de la création de ce que vous allez voir et de ce que vous allez découvrir. Moi, je suis très heureuse de cette aventure et très heureuse aussi qu’on a réussi à contourner cette auto-interdiction qu’on s’était promise lui et moi et sur laquelle on était d’accord. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Sylvie Uderzo : Je crois que vous l’avez dit tout à l’heure, Albert a eu le bonheur de pouvoir rencontrer Charles et puis de valider les personnages, le trait. Je me souviens de son rendez-vous, il avait son regard d’enfant bien malicieux en voyant les personnages s’animer. Il était fou de joie, je regrette bien évidemment qu’il ne soit pas avec nous pour voir tout ça. C’est merveilleux cette série. Je suis d’accord avec ce qu’a dit Anne, on est très heureuses. Et sinon comme elle l’a dit, sinon on ne serait pas là. * Rire*

Présentateur : Merci à tous les participants et de nous avoir suivis.

[1] La série télé Les nouvelles aventures de Lucky Luke. Elle a été réalisée aux studios Xilam par Olivier Jean-Marie et produite par Marc du Pontavice entre 2001 et 2003

[2] C’est là que les druides auraient tenu leur assemblée générale annuelle ; ce lieu était peut-être situé près de l’actuelle abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Dans Astérix, Panoramix s’y rend à plusieurs reprises

[3] Ce dernier est notamment scénariste sur Miraculous, Les aventures de Ladybug et Chat noir

[4] L’animatique est une technique cinématographique d’enregistrement du storyboard synchronisé sur la bande-dialogues.

[5] Un storyboard ou scénarimage, est un document sur papier ou fichier numérique, utilisé au cinéma et en téléfilm, lors de la préproduction afin de planifier les besoins de l’ensemble des plans qui constitueront le film, aussi bien au niveau technique qu’au niveau artistique.

[6] Le layout est l’étape qui suit le storyboard. Le layout va le transformer en une mise en scène 3D.

[7] Situé presque en bout de chaîne de la fabrication des images juste avant le montage, le compositing consiste à assembler les éléments (personnages, décors, etc) et les filmer pour aboutir aux plans définitifs.


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