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Dalida une garde-robe de la ville à la scène - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le mercredi 26 avril 2017.

Pour le trentième anniversaire de la disparition de la chanteuse Dalida, le Palais Galliera vous ouvre les portes de son incroyable garde-robe. Une véritable histoire de la mode !



Lieu : Paris

du 27 avril au 13 août 2017

Présentation officielle

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Jean Dessès, robe ayant appartenu à Dalida, 1958
© Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

Dalida, un corps parfait, une taille mannequin, une gestuelle glamour, elle est une icône de la mode. Look pulpeux, fifties, swinging London, acidulé, théâtral...

Dalida ne laissait rien au hasard, elle aimait la mode et les couturiers l’aimaient. Habillée par les plus grands à la ville comme à la scène, en haute couture ou en prêt-à-porter, Yolanda, la miss Égypte à l’explosive plastique, devient Dalida et avec Bambino fait un tabac à Bobino.

Elle incarne la méditerranée, ensoleillée et tragique, au langoureux accent. Taille marquée, hanche et poitrine moulée, épaule dégagée, chute de reins, tout est vertigineux chez elle. Sophistiquée, parée, maquillée, accessoirisée, c’est une bête de scène.

Robes New Look des années 50 griffées Carven, fourreau rouge incendiaire façon Hollywood par Jean Dessès, sobre et chic en Loris Azzaro, robe chasuble du Balmain sixties, costumes paillettes et disco par Michel Fresnay dans les années 70, classique et indémodable en Yves Saint Laurent, elle a tout osé, tout porté.

Jean-Claude Jitrois, qui a révolutionné le cuir, disait qu’habiller Dalida, c’est comme habiller les stars au festival de Cannes...

Avis de Claire

Cette année marque les 30 ans de la disparition de cette icone intemporelle. Le Palais Galliera, le musée de la mode de la Ville de Paris, s’enrichit de la garde-robe de la chanteuse, don d’Orlando, fervent défenseur de l’héritage de la star. Pas moins de 209 tenues et accessoires sont ainsi exposés à partir du jeudi 27 avril et jusqu’au 13 août, dans un véritable parcours historique au pays de la mode.

Grande amoureuse de cet art mouvant, la chanteuse a tout osé. Longiligne, son corps de sirène pouvait tout porter, au gré des créations, mais aussi de ses propres désirs de femme et de ses exigences artistiques. La première partie de l’exposition 1956-1965 - La silhouette de la jeune fille nous montre une star en devenir, sensible à son époque, dans l’air du temps, solaire. Elle est habillée par Jean Dessès, Jacques Estérel ou encore Pierre Balmain. Taille fine et jupon évasé, couleurs pastels, elle chantonne encore Itsi bitsi petit bikini (1960).

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Mine Barral Vergez. Tenue de scène 1980.
Cape en plumes d’autruche et body en velours noir. Collection Palais Galliera - © Julien Vidal / Galliera / Roger-Viollet

La seconde partie, 1966-1978 - La silhouette de la vedette marque un tournant, et Lois Azzaro et Reinhard Luthier rivalisent de talent et d’ingéniosité pour parer la star de ses plus beaux atours, dans des robes de soirée majestueuses et sobres à la fois. Dans une émission de radio que l’on peut entendre en boucle pendant la visite, et dans laquelle la star se confiait à Eve Ruggieri, elle avoue qu’elle est encore plus mince qu’à ses débuts. Sa taille de liane s’adapte aux couleurs et formes flashy des années 70.

Un tournant s’opère dans sa carrière à l’orée des années 80, ce que montre la troisième partie, 1978-1987 - une silhouette pour le show. Dalida se transforme au rythme de sa musique et les costumes de scène prennent le pas sur les costumes de ville. Telle une show-woman à l’américaine, elle doit être flamboyante. Michel Fresnay et Mine Barras l’habillent de strass, de paillettes, d’imprimés fauve. Elle doit pouvoir danser sans entrave, et ses longues jambes fuselées sont gainées de noir. C’est une femme libre. « Une femme qui vit à fond sa féminité est l’égale des hommes », dit-elle.

Le dernier volet de l’exposition met en lumière un aspect de la star que l’on avait un peu oublié, elle a aussi fait du cinéma. Un écran passe des extraits de films, tandis que l’on retrouve sous nos yeux les costumes qu’elle y portait. Ici une sexy robe verte dans L’Inconnue de Hong-Kong de Jacques Poitrenaud avec Serge Gainsbourg (1963), là la tenue sombre de la lavandière des faubourgs du Caire dans Le Sixième jour de Youssef Chahine (1986), sans doute son plus beau rôle.

Une exposition riche, impressionnante, émouvante, qui touchera autant les fans de la star que les amateurs de mode. Au delà de l’icone, on découvre une femme sensible, chaleureuse, amoureuse de la vie, au destin tragique, dont les derniers mots ont été pour son public, « La vie m’est insupportable, pardonnez-moi ».

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Fiche technique

Adresse : Musée de la mode de la ville de Paris - 10, avenue Pierre Ier de Serbie - 75116 Paris

Tél. : 01 56 52 86 00

Horaires : du mardi au dimanche de 10h à 18h ; nocturne les jeudis jusqu’à 21h et fermé les lundis et certains jours fériés

Tarif : de 9 à 12 €

Site officiel

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L'auteur Claire Saim
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