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Dire son nom - Avis +
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le lundi 1er octobre 2012.

Prix fémina étranger 2011 amplement mérité ! Poignant, tendre et troublant à la fois, un merveilleux hymne à l’amour, au-delà de la mort.



Editeur : 10/18

de Francisco Goldman

Présentation de l’éditeur

Parce que son épouse est décédée accidentellement en faisant du bodysurf sur la côte mexicaine deux mois avant son trentième anniversaire, le romancier Francisco Goldman, accusé par la famille de la défunte d’être responsable de sa mort, dresse la chronique de leur amour.

A la singularité de leur vie commune, à l’évocation de la personnalité d’Aura se mêlent à la fois la culpabilité d’être et la réflexion sur la fonction du deuil. « Quelle différence, en fin de compte, qu’on revienne sur les lieux hantés ou qu’on les évite ? D’une façon ou d’une autre, c’est la même chose, exactement la même chose. »

Violent, douloureux et magnifique, Dire son nom recèle des pages d’une incontestable valeur littéraire.

Francisco Goldman est né en 1954 à Boston. Écrivain et journaliste, il enseigne au Trinity College dans le Connecticut. Il est l’auteur de quatre romans - Dire son nom, L’Époux divin (Éditions de l’Olivier, 2006), The Ordinary Seaman (1997) et The Long Night of White Chickens (1992) - et d’un ouvrage de non fiction, The Art of Political Murder (2007).

Sa femme, Aura Estrada, est morte tragiquement à l’âge de trente ans, en 2007. C’est en son honneur qu’il a créé et dirige le Aura Estrada Prize remis tous les deux ans à une femme de moins de trente-cinq ans écrivant en espagnol et vivant aux États-Unis ou au Mexique.

Avis de Claire

Aura, l’amour pour Aura, le corps d’Aura... c’est une Aura pleine de vie qui traverse ce livre de part en part, des souvenirs de leur rencontre, leur premier voyage à Paris, avec cette fameuse visite au Jardin des plantes, pour voir les axolotls (sorte de salamandre), que Francisco Goldman a évoqué lors d’une table ronde au Festival America.

Bien que leur histoire d’amour ait démarré sur le tard, pour lui en tout cas, et qu’Aura lui ait été enlevée après seulement "deux ans moins trente-six jours" de mariage, l’écrivain a avoué que ses sentiments pour sa femme sont de plus en plus profonds, bien loin de s’éteindre avec elle.

Et c’est ce qui fait la force de son récit si singulier, la chronique de son amour pour une femme dont on connaît déjà le destin tragique, exempt de commisération et de pathos, mais au contraire, empli de vie et de joie, de souvenirs précis et d’anecdotes détaillées.

Comme dans une course effrénée, Francisco Goldman semble avoir tout noté, tout répertorié, tout classé de ces quelques mois passées auprès de celle qu’il appelle toujours "l’amour de sa vie". Pour ne rien perdre, pour arracher au moins ça au destin.

Les mots d’Aura, les lectures d’Aura, les souvenirs d’Aura, et puis aussi la distance qui le sépare d’une Aura vivante à une Aura morte, le récit de Francisco Goldman se défragmente à loisir, impose en douceur son rythme linéaire, comme si l’on suivait les pensées intimes de l’auteur.

A l’issue de la lecture demeure cette impression, troublante, d’avoir fait un bout de chemin aux côtés de Francisco et d’Aura, et l’envie folle d’aller voir au Jardin des Plantes de Paris si les axolotls sont de retour...

Fiche technique

Format : poche
Pages : 474
Editeur : 10/18
Sortie : 20 septembre 2012
Prix : 8,80 €


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