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Julius Henry Marx connu du monde entier sous le pseudonyme de Groucho Marx : Portrait
Onirik -> Cinéma -> Interviews - biographies -> Dernière mise à jour : le vendredi 21 avril 2017.

Tous les plus de quarante ans se souviennent du jour où Elvis est mort, le 16 août 1977. Manque de chance pour l’un des plus grands comiques américains, Groucho Marx s’est éteint quelques jours après, dans l’indifférence des médias et du public.



Même s’il faisait partie des Marx Brothers, Groucho s’est toujours démarqué et s’est imposé comme le leader, sur la scène comme devant la caméra. Premier rôle des films, il est l’instigateur, le beau parti où celui qui manipule toutes et tous au service de la farce. C’est grâce à lui que le comique tarte à la crème très à la mode alors (le slapstick) est devenu plus riche, plus intéressant et vivant. Il l’a doté d’une profondeur inédite.

« Je n’oublie jamais un visage, mais pour vous, je ferai une exception »

Né en octobre 1890, benjamin d’une famille qui comptera six garçons (dont un disparu très tôt), Julius se présente comme l’enfant qui a le plus de prestance. Minnie, la momager (comme on dit maintenant, une contraction de mom et manager) poussera les deux autres Chico et Harpo à apprendre la musique à haut niveau, tandis que Julius (par ailleurs très bon pianiste) chantera.

A partir de 1909, elle fera tourner son petit groupe un peu partout aux Etats-Unis, passant du trio au quartet puis au sextet selon les présents, absents ou additions opportunes. A l’âge adulte, Julius interprète toujours le même type de personnage. Il teinte son rôle de clown blanc du gris de la pauvreté, de la débrouillardise, comme des persécutions qu’ont fui ses deux parents venant d’Europe.

« De quoi qu’il s’agisse, je suis contre »

Il adopte alors son propre costume qui comprend un maquillage, mais au lieu de la virgule habituelle du clown blanc, il choisit d’appuyer à l’aide de suie ses deux sourcils. Et il s’impose une énorme moustache qui barre son visage pratiquement de part en part. Pour parfaire l’ensemble, ses cheveux sont ébouriffés plutôt fortement. Vêtu d’un frack, il déambule à grandes enjambées, le buste en avant, et en marmonnant ou plutôt ronchonnant d’où son surnom (to grounch : râler).

Il déblatère rapidement avec l’accent new-yorkais et c’est dans ces dialogues, qu’il glisse parmi beaucoup d’absurdités, de non-sens et de blagues douteuses, des répliques fulgurantes et intelligentes sur la vie, la mort, les femmes… et sa condition de juif.

« La politique c’est l’art de chercher des problèmes, de les trouver, de les sous-évaluer, et ensuite d’appliquer de manière inadéquate les mauvais remèdes »

L’une de ses plus célèbres répliques est : « Je n’accepterais jamais d’entrer dans un club qui m’accepterait comme membre », fait mention aux célèbres country clubs pour wasp où les femmes, les gens de couleurs et les Juifs sont exclus.

Eternel insatisfait, il s’est marié trois fois divorçant de chacune, mais après le décès de sa mère en 1929, son seul et véritable amour fut sa princesse Miriam (sa première fille après l’aîné Arthur et la petite dernière Melinda). Parmi la dizaine de livres qu’il a signés, il y a un volume entier de ses touchantes correspondances avec elle.

Après le tournage du dernier film avec ses frères en 1957, il a partagé son temps entre la radio et la télévision où il a animé un jeu télévisé (You bet your life), et a participé au tournage de films ou de séries.

« Tout homme qui se remarie ne mérite pas la chance qu’il a eue de perdre sa première femme ! »

Il meurt d’une pneumonie en 1977 à l’âge respectable de 86 ans, pratiquement seul puisque célibataire et alors que trois de ses frères ont disparu avant lui.

L'auteur Valérie Revelut
Son site : Onirik
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