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L’Autre Mrs Darcy - Avis +
Onirik -> Littérature -> Romance -> Dernière mise à jour : le vendredi 7 mars 2014.

Nouvelle incursion d’Elizabeth Aston dans l’univers de Jane Austen, qui n’est finalement que le prétexte pour une romance Regency de facture simple, mais agréable, et qui nous offre une héroïne touchante.



Editeur : Milady Romance

roman d’Elizabeth Aston

Présentation de l’éditeur

« C’est une vérité universellement reconnue qu’une femme célibataire en possession d’une grande fortune doit avoir envie de se marier.  »

Élevée comme une parente pauvre, Octavia est envoyée aux Indes pour se marier avec le capitaine Darcy et devient très vite veuve. Elle hérite alors d’une immense fortune et, pour la première fois de sa vie, peut décider de son destin. Ne sachant plus à qui elle peut se fier, elle se rend, avec ses cousins Darcy, à Netherfield, dont le nouveau locataire est aussi distant que fascinant…

Avis de Claire

Milady Romance continue la publication de l’intégrale de l’oeuvre d’Elizabeth Aston, une romancière adorable, que nous avions eu la chance de rencontrer au Salon du Livre de Paris l’an dernier.

« Une personne sans fortune, sans importance et sans valeur », telle est la fade description d’Octavia Darcy, selon son demi-frère, sir James, squire de Melbury. Octavia, jeune veuve sans le sou, malgré des accointances avec les Darcy de Pemberley, rentre des Indes pour terminer sa période de deuil.

Nullement la bienvenue parmi ses nombreux (demi) frères et soeurs, elle se retrouve malgré elle sur le marché matrimonial. Mais sans fortune personnelle, sans grande beauté et sans relations solides, elle a fort peu de chances de regagner les faveurs de la bonne société... Jusqu’à ce qu’un coup de théâtre la transforme en riche héritière !

Avec Elizabeth Aston, il y a toujours un Darcy caché quelque part. Tirant de son chapeau un vague cousin du beau Fitzwilliam de Pemberley imaginé par Jane Austen, la romancière tisse une toile d’inspiration austenienne assez plaisante, malgré l’invraisemblance de certaines situations. Elle se permet des références et des clins d’oeil à son illustre modèle, et même à Daphné du Maurier (Rebecca), au détour d’une intrigue.

Sa plume légère, sans complexes, sans fioritures, ne possède certes aucunement ni la puissance ni la finesse de l’icône littéraire dont elle décline à l’envi l’univers, lui créant des dédales et des ramifications pas toujours heureux (on pense notamment aux Filles de Mr Darcy, dont les caractères si éloignés de leurs célèbres parents avaient de quoi surprendre même les lecteurs les plus complaisants), mais elle réussit à imposer son style.

On retrouve des personnages déjà croisés dans les oeuvres précédentes, quelques années ont passé et l’on apprend par exemple qu’Elizabeth et Fitzwilliam Darcy sont grands-parents d’une petite Elizabeth Hermione. Que Mr Bennet a fait le malheur de Mr Collins, qui attend toujours de pouvoir hériter de son domaine de Longbourn, selon la coutume de l’entail, qui est d’ailleurs un des ressorts de l’action de cet opus.

L’histoire d’amour que l’on attend fébrilement de pages en pages, arrive finalement un peu tard dans l’intrigue et de façon un peu trop abrupte pour être vraiment crédible, c’est véritablement un point discutable, car si Octavia Darcy ne manque ni d’intelligence, ni de charme, on aurait aimé vibrer un peu plus avec elle sur la partition de son coeur.

C’est cependant l’un des personnages féminins les plus intéressants et les mieux développés du microcosme "darcyesque" imaginé par Elizabeth Aston, puisqu’elle s’est en partie inspirée de Philadelphia, la soeur de George Austen, le père de Jane Austen. Comme Octavia, la jeune femme a embarqué en son temps (1791) pour les Indes à la recherche d’un mari qu’elle ne trouvait pas dans son pays [1]. Aux colonies, les hommes à marier avaient, semble-t-il, moins d’exigences.

A travers ce destin féminin, se dresse une nouvelle fois la thématique du rôle et de la place réservés aux femmes dans une société étriquée, où celles-ci n’avaient bien souvent d’autre choix que de faire un bon mariage pour éviter de sombrer dans l’indigence. Un sujet cher au coeur de Jane Austen, récurrent dans la romance Regency, et plutôt bien exploité par Elizabeth Aston, qui fait de ce roman une lecture agréable.

Fiche technique

Format : poche
Pages : 528
Editeur : Milady
Collection : Pemberley
Sortie : 21 mars 2014
Prix : 8,70 €

[1] La biographe Claire Tomalin raconte cela très bien dans sa célèbre biographie de Jane Austen


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L'auteur Claire Saim
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