Onirik
L’art au Futuroscope, 6e édition : L’art d’en rire - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le mardi 8 juillet 2014.
Lieu : Futuroscope

Levées tôt pour ne pas rater le train partant de Paris en direction de Poitier, c’est ensommeillées que nous arrivons à la gare du Futuroscope vers 9h30.

On nous accueille, on traverse le pont reliant la gare au parc, on nous réveille avec un petit thé et nous prépare à poursuivre une journée riche en découverte. Le temps est clément malgré la peur d’averses et un temps gris.

Sur la matinée, on nous présente de multiples œuvres sur le thème que cette année le parc présente et qui est : L’art d’en rire. Un appel à artiste a été fait par le parc et un tri a suivi. L’art d’en rire est une thématique assez large, les artistes sont présents et commentent leurs idées, ce qu’ils ont voulu présenter, donner au public, même s’ils soulignent que l’interprétation est une liberté qui reste fondamentale.

Les œuvres sont disséminées stratégiquement dans tout le parc afin d’utiliser intelligemment l’espace que le Futuroscope nous offre, certaines œuvres du même auteur et donc d’un même style se trouvent un peu partout dans le parc.

On retrouve ainsi la patte de certains artistes à plusieurs endroits, comme des arbres à pieds Un repos bien mérité ou la collection d’une dizaine de sculptures noires aux formes rebondies Toutain. On se promène tranquillement dans le jeu des chemins et des espaces du parc sans jamais qu’il nous donne l’impression d’étouffer.

Les œuvres resteront dans le paysage quelques années, tant qu’elles embrassent le parc et se fondent tout en attirant l’oeil. On nous a en effet montré des œuvres qui ont traversé les années, qui se sont accommodées à leur place, qui semblent être une extrémité naturelle de certains pavillons.

On peut retrouver cette impression dans la sculpture en plastique de Clay Apenouvon Plastic Attack 5 qui est placée devant le pavillon de l’attraction Le 8e continent faisant référence à l’île de déchets à la surface de l’Océan indien. Dans aussi Le cube de vert dur, qui a été placé il y a quelques années en l’alignement de l’angle du pavillon cubique qui lui fait dos. Mais également avec L’arbre aux oiseaux qui attire sur les bâtiments proches la présence d’oiseaux argentés attendant qu’une place se libère.

Les nouveautés sont de toutes sortes, animales comme les cochons équilibristes (Équilibre improbable) ou la pieuvre géante qui a pour but de saisir l’espace (Octopus Gigantis) et l’autruche qui représente l’Homme dans sa fuite permanente.

Mais les animaux ne sont pas les seuls représentants, des objets ont leur place, ainsi que des constructions artistiques. L’art d’en rire est un thème qui peut être saisi de manière et de perception bien différentes, de l’humour doux et mignon se confrontant à une ironie mordante et représentante de la société actuelle, avec laquelle il faut prendre parfois un peu de recul.

Ces présentations sont riches, elles démontrent une réelle diversité dans les possibilités que le parc offre, certes beaucoup ont un lien avec avec la nature, mais l’environnement est propice à cette orientation.

Le Futuroscope ne se présente pas comme un parc d’attraction, mais comme un parc à thème, où on peut respirer, réfléchir, faire prendre conscience de certaines choses, c’est un domaine de réflexion bien que les pavillons nous offrent des attractions amusantes, de plusieurs dimensions et où chacune possède un petit quelque chose qui se différencie des autres.

L’art est omniprésent et arrive jusqu’à dans notre assiette, une pause méritée s’est faite au Cristal, où la nourriture est une expérience visuelle, olfactive mais aussi, bien évidemment, de goût. On observe avec délectation la neige carbonique faire fumer notre boisson rouge au coquelicot, on teste des saveurs inédites et très inhabituelles, des mélanges dont les simples énoncés nous auraient fait grimper aux rideaux. Une expérience amusante qui à la fin nous fait fumer avec les meringues à la rose trempées précédemment dans l’azote liquide.

Les différentes architectures des pavillons se fondent sur le même principe que les Expositions universelles, on souhaite nous présenter plusieurs domaines. On ira de l’univers fou des Lapins Crétins qui nous retracent l’Histoire au merveilleux monde des Minimoys ou du Petit Prince en passant par la découverte de l’histoire des étoiles et de la Lune au planétarium ou dans un tout autre genre l’histoire du Dolly, dinosaure marin. La diversité est en effet très présente, on ne s’ennuie pas et les attractions sont plus ou moins longues avec des intensités à degrés différents.

Le Futuroscope est bien une expérience faisant appel à tous nos sens, mais c’est aussi une expérience intellectuelle et artistique, c’est un parc qui nous offre une liberté, qui fait respirer, un parc dont on gardera un très bon souvenir et qui nous fera revenir pour sa tranquillité mais également son renouvellement permanent. En effet, de nouvelles attractions sont prévues, des changements d’artistes, la construction d’un coin pour satisfaire les plus petits qui pourront prochainement jouer aux pompiers ou aux ouvriers.

C’est un lieu qui grandit, qui évolue et qui nous redonne un sentiment d’enfance, qui nous distrait par ses jeux mais qui également nous fait réfléchir par son art et ses thématiques.

Crédit photo : Amandine T.

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