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La Maison d’Anne Frank - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le jeudi 8 mars 2018.

La maison d’Anne Frank est en phase d’aménagement jusque fin mai, mais elle vaut largement le détour si vous passez par Amsterdam...



Lieu : Amsterdam

musée historique

Présentation officielle

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Vue sur le canal de la maison d’Anne Frank
Vue à partir du 263 Prinsengracht, Amsterdam

Anne Frank est une jeune fille juive, qui pendant la Seconde Guerre mondiale, a dû entrer dans la clandestinité afin d’échapper aux nazis.

Avec sept autres personnes, elle se cache dans l’annexe du 263 Prinsengracht, à Amsterdam. Après un peu plus de deux ans, tous les habitants de l’annexe sont découverts et déportés vers des camps de concentration.

Des huit clandestins, seul le père d’Anne, Otto Frank, survit. Après sa mort, Anne devient célèbre à travers le monde entier grâce au journal qu’elle a tenu durant la clandestinité.

Avis de Claire

Si votre enfance ou adolescence ont été bercées par la lecture du Journal d’Anne Frank, voici une visite à ne pas manquer si vous êtes de passage à Amsterdam. Avant d’être un musée (depuis 1960), cette maison, située au 263 Prinsengracht, a d’abord abrité les locaux de l’entreprise du père d’Anne, Otto Frank. Ils seront huit clandestins à vivre dans l’annexe des ces locaux, pendant un peu plus de deux ans.

Aujourd’hui, le lieu est en rénovation, avec une nouvelle entrée, en verre, un restaurant et une

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La maison d’Anne Frank
Maison de poupée à partir de la maison d’Anne Frank

boutique, le tout dans une structure ajoutée qui entoure le bâtiment original sans le dénaturer. Près d’un million de personnes visite le musée chaque année, et il devenait urgent de le repenser tout en respectant l’esprit des lieux.

Quand on pénètre dans le "vrai" bâtiment, après les caisses, l’émotion nous happe. Il est interdit de faire des photos, et c’est très bien ainsi, pour se laisser bercer par l’histoire de cet endroit si particulier, et par la déférence qu’il impose. On commence la visite par les locaux de l’entreprise, où l’on peut voir beaucoup de photos souvenirs d’Anne et sa famille, résidant encore en Allemagne. Une famille aimante, heureuse, sans aucun doute.

Puis arrive la fameuse "annexe", qui donna son titre à une première version du célèbre journal. Il faut baisser la tête pour entrer dans une petite pièce, dont l’accès était caché par une bibliothèque, aujourd’hui protégée par une vitre. L’émotion, qui était déjà forte, est à son comble. On nous invite ainsi à reproduire les gestes des clandestins quand ils sont entrés pour la première fois dans ce lieu qui sera, pour presque tous, leur dernier foyer.

Petit à petit, on découvre l’espace dans lequel Anne et sa famille, et quelques proches, ont résidé en cachette, là où Anne a rêvé, s’est évadée, a tant espéré. Dans sa chambre de jeune fille, des photos de stars de cinéma, de la famille royale -des Pays-Bas et même du Royaume-Uni-, des images, qui la

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Edition originale du Journal en français, 1950
Devant la maison d’Anne Frank

changent du morne quotidien. Pas le droit de sortir, pas le droit d’ouvrir la fenêtre, pas le droit de faire couler de l’eau, de rire ou de parler trop fort...

Les jeunes générations présentes lors de cette visite découvrent avec stupeur ce que l’homme peut faire à l’homme. Anne Frank incarne cette jeunesse sacrifiée, cette énergie fauchée en vol, cette beauté privée du monde, parce née juive, parce née différente. Elle demeure le symbole de l’espoir face à l’ignominie.

C’est avec l’oeil humide, on l’avoue, que l’on aborde la salle qui met en valeur les textes de la jeune fille. Son journal, bien sûr, ses écrits, les petites phrases de ses romans préférés qu’elle notait dans des petits carnets. L’écriture était cette soif insatiable qui la maintenait en vie, qui lui permettait de ne pas se mettre à hurler, qui la poussait à y croire, malgré l’adversité.

On connait la suite. Si triste. Anne ne survivra pas au camp de Bergen-Belsen, où elle est déportée avec sa soeur Margot. Les jeunes filles meurent du typhus. Margot a 19 ans, Anne seulement 15. Nous sommes alors en février 1945. Seul Otto Frank en réchappe. Il dira plus tard, à la découverte du journal, que sa seule certitude est "qu’on ne connaît jamais vraiment ses enfants".

Fiche technique

Adresse : 20 Westermarkt Amsterdam Pays-Bas

Horaires : du 1er novembre au 1 avril 2018, du lundi au vendredi de 10h à 20h, le samedi de 9h à 22h, le dimanche de 9h à 19h

& du 1er avril au 1er novembre, ouvert tous les jours 9h à 22h

Tarifs : de 9 à 4,50 €

Achat de billet en ligne

Page Facebook

Site officiel

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