Onirik
Lettres écarlates - Avis +
Onirik -> Littérature -> Critiques -> Dernière mise à jour : le jeudi 18 décembre 2014.

Un excellent titre d’urban fantasy qui possède tant de qualités qu’on le qualifie de meilleur roman de ce genre. Si vous aviez raté la sortie en grand format, rattrapez-vous avec le poche et réservez une bonne semaine pour en savourer chaque page !



Editeur : Milady

roman de Anne Bishop

Présentation de l’éditeur

Meg Corbyn a vécu toute sa vie coupée du monde, traitée comme de la viande par des hommes sans scrupules se servant de ses visions du futur pour s’enrichir. Lorsqu’elle s’enfuit, ils sont prêts à tout pour la récupérer, même à s’aventurer sur le territoire des Autres.

Ces créatures de cauchemar prêtes à éradiquer l’humanité au moindre faux pas auprès desquelles Meg va trouver refuge. Mais si Simon Wolfgard, loup-garou et chef de la communauté, est d’abord intrigué par cette humaine intrépide, il pourrait à tout moment décider de simplement éliminer cette source de danger pour les siens…

Avis de Valérie

Lettres écarlates est qualifié de meilleur roman d’urban fantasy de l’année voire de tous les temps. Ça n’aide pas à entrer dans ce nouveau monde avec l’esprit libre, la barre étant placée si haut. Et si on n’aime pas ? Et si on a tellement lu d’urban fantasy qu’on est sûr d’avoir tout vu ? Ou au contraire, si l’on ne connaît pas bien le genre, va-t-on pouvoir en apprécier toutes les qualités ?

Et Lettres écarlates est tout ce qu’on nous promet, voire bien plus. On peut même se considérer comme chanceux de le découvrir quelques années après l’explosion de ce genre en France, sinon nous aurions eu beaucoup de mal à apprécier tout autre série ne possédant pas ses qualités.

Meg Corbyn s’est échappée d’un complexe où elle était prisonnière. Elle arrive lors d’une tempête de neige à Lakeside, dans l’Enclos où les Autres ont ouvert quelques magasins pour se rapprocher des Humains. Elle n’a aucune idée de ce qu’elle recherche à part se mettre à l’abri... tout en sachant que c’est là qu’elle mourra.

Meg est une prophétesse de sang. Elle a été mise à part depuis toujours, privée de liberté et enseignée subjectivement sur la vie afin qu’elle puisse identifier ses visions. Lorsqu’elle tombe sur une annonce des Autres pour devenir leur agent de liaison dans le local de réception des courriers et colis, elle se met à espérer.

Simon Wolfgard va l’engager au détriment d’une certaine Asia Crane qui le drague tout en le poussant à lui confier le job. Ce poste très simple est pourtant stratégique car les Autres bien que plus puissants que les Humains, ont des faiblesses lorsqu’ils revêtent leurs apparences humaines. Il est difficile de faire confiance à un humain qui par simple maladresse peut révéler des éléments dramatiques à des organisations malveillantes.

D’autant que les changeformes ont beau avoir une apparence ressemblant à tout à chacun, ils n’ont absolument pas leur psychologie, et ne peuvent avoir aucune empathie avec leurs employés humains. Au mieux ils sont du gibier en devenir, au pire une nuisance à éliminer rapidement.

Mais avec sa candeur et sa détermination, Meg finit par trouver sa place. Les Corbeaux la trouvent amusante, les Loups s’interrogent sur l’absence d’odeur de proie sur elle, les Sanguinati apprécient sa serviabilité, l’Ours cherche à la protéger, la fille du lac la trouve... rafraîchissante et Tess, et bien Tess si l’on sait que c’est une Terra Indigenae on ne sait pas ce qu’elle est mais elle apprécie la jeune femme.

Il se passe beaucoup de choses qu’on vous laisse découvrir, le lecteur n’a pas assez des presque 700 pages pour se rassasier. L’intrigue (à la fois policière et politique) est particulièrement bien construite et la fantasy s’insère parfaitement avec les éléments humains. Très rapidement, le lecteur a le sentiment de vivre dans cette mythologie où les humains ne sont que les plus nombreux et totalement tributaires des Autres.

Tous les personnages prennent vie sous nos yeux et possèdent une vraie consistance. La différence entre les Humains et les Autres est bien marquée. Les Autres nous sont montrés comme les prédateurs qu’ils sont mais avec des différences de comportement. Tout comme les humains sont soit serviles, lâches opportunistes ou valeureux. Anne Bishop a vraiment bien travaillé cet aspect de son oeuvre !

L’écriture précise et onirique favorise ce sentiment de réalité, grâce à tous les détails fournis. Anne Bishop a ingéré de nombreuses mythologies et les rend dans son roman en les renouvelant d’une manière très originale. Elle les diffuse comme par strates qui vont très bien les unes avec les autres. Après le mot fin, si l’on en sait beaucoup sur ce monde, on perçoit que ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend !

Le deuxième tome sera publié par Bragelonne au printemps 2015 et un troisième livre sortira en anglais à la même période.

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 644
Editeur : Milady
Collection : Bit-Lit
Sortie : 23 octobre 2014
Prix : 8,20 €


A lire aussi sur Onirik

Empreintes fauves - Avis +
Gris présages - Avis +
Volée Noire - Avis +
L'auteur Valérie Revelut
Son site : Onirik
Sa fiche
A gagner !

23 mars : Gagnez la fleur de la romcom française !


les gagnants sont prévenus !


Vous avez aimé
Mailing list
Google Groupes Bêta
Visiter ce groupe
Recherche article

Add to Google
http://www.wikio.fr