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Pride - Avis +
Onirik -> Cinéma -> Critiques -> Dernière mise à jour : le mardi 16 septembre 2014.

Cette comédie dramatique à l’anglaise est drôle, touchante, émouvante et joyeuse ! Elle est quelques fois triste tant la réalité peut être amère, mais Pride est le film à voir cette année. Il rappelle une époque peu glorieuse du Royaume Uni mais donne un coup fouet (nécessaire) à notre humanité !



film britannique de Matthew Warchus (2014)

Présentation Officielle

Eté 1984 - Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide.

Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Avis de Valérie

Pride est la bonne surprise de la rentrée... de l’année... d’un paquet d’années même si son découpage n’est pas parfait. Il relate une histoire vraie, touchante de réalisme et de candeur, entre un groupe de jeunes considérés comme des parias, car gay dans une société dramatiquement élitiste sous Margaret Tatcher, et des mineurs.

Un matin, avant d’aller défiler à la Gay pride, Mark prend conscience du traitement inhumain que subissent les mineurs en grève. Le gouvernement ultra-libéral de Margaret Thatcher n’a visé que le bien commun des plus riches en écrasant au passage les gêneurs, sans aucune humanité. Il décide de collecter des fonds parmi les sympathisants à sa cause.

Mais voilà, qui voudrait d’une aide des Lesbians & Gays support the Minors ? A l’annonce du nom de l’association, les porte-paroles des syndicats raccrochent. Au mieux, ils pensent à une blague, au pire à une insulte. Ils finissent par lier contact avec les habitants d’une petite ville minière du Pays de Galles, dont l’enthousiasme leur réchauffe le cœur...

Cette sublime évocation du passé est incroyablement juste, même le côté idéalisé des souvenirs ou des émotions souvent manichéennes ne ternissent pas l’histoire. On remarque tout de même 30 minutes de trop, le réalisateur quitte d’un coup la Grande Histoire des Petites Gens pour s’attarder sur la vie personnelle des protagonistes virant trop facilement au mélo. Sans cela, le film pouvait être qualifié de magistral.

Tout cela est particulièrement beau, touchant et redonne espoir en l’humanité, aux qualités d’entraide qui font la différence dans l’adversité, à l’amour, l’affection, l’amitié, à la vie, tout simplement ! Comme le dit le réalisateur, 80 % des faits sont véridiques et historiques.

Dernière chose... impossible de trouver des qualificatifs adéquats pour définir le talent de l’ensemble des comédiens. Jamais autant de bons acteurs n’ont été aussi brillants ensemble, montrant une belle alchimie, ou séparément. Nommez un nom au hasard, et les yeux fermés on peut vous dire : "Excellent !".

Passons sur les plus célèbres (Billy Nighty, Dominic West, Imelda Staunton, etc.) et mettons en lumière celui qui nous a le plus surpris. Nous l’avions remarqué dans La Voleuse de livres, Ben Schnetzer était incroyable dans son rôle d’un jeune juif qui se cachait chez un couple d’allemands. Aux portes de la mort, son petit rôle étaient marquant, incroyablement puissant malgré son peu de temps à l’écran. Ici, il rayonne littéralement d’énergie, de vitalité et d’effronterie. On a beau tenter de ramener nos souvenirs à la surface, il nous est impossible de faire le lien entre Mark, et le jeune Juif plus mort que vivant.

Joseph Gilgun, véritable caméléon, nous étonne à chaque apparition. Il n’a sûrement pas la carrière qu’il mérite, mais a visiblement choisi la vie qu’il souhaite. Vous vous en rappelez peut-être dans This is England ou dernièrement dans les séries The Misfits et Ripper Street. On lui confie souvent des rôles où son physique dégingandé attire l’attention. Ici au contraire, il est en retrait et est très touchant.

Andrew Scott est maintenant connu en France pour sa prestation hallucinée de Jim Moriarty dans la dernière version de Sherlock par la BBC. Si vous l’aviez apprécié dans ce rôle, vous en tomberez définitivement raide dingue avec celui-ci. Avec beaucoup d’intensité, il joue le rôle d’un libraire en souffrance qui va aider l’association à démarrer.

Qui connaît Paddy Considine ? Pas grand monde ici, mais si vous avez en mémoire ses dernières prestations dont Le dernier pub avant la fin du monde, vous ne le reconnaîtrez pas non plus dans Pride. Il interprète le syndicaliste qui se bat pour son village au Pays de Galles et dont la surprise face au groupe hétéroclite qui se présente à lui est aussi empreinte de chaleur humaine et de gratitude que l’on peut attendre de chaque personne qui dédie sa vie à une cause noble !

C’est drôle, touchant, émouvant et joyeux ! Quelques fois triste tant la réalité est âpre, mais Pride reste le film à voir ! Il effacera toutes les autres comédies dramatiques britanniques de votre mémoire, malgré la coupure maladroite au second tiers de l’histoire. C’est aussi une page de l’histoire britannique, comme celle de l’acceptation des droits des homosexuels... comme ceux des mineurs.

Fabuleux !

Fiche Technique

Sortie  : 17 septembre 2014

Avec Bill Nighy, Andrew Scott, Dominic West, Joseph Gilgun, Imelda Staunton, Paddy Considine, Joseph Gilgun, George Mackay, Faye Marsay, Jessica Gunning, etc.

Durée : 97 minutes

Genre  : comédie dramatique


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