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Secrets de beauté - Avis +
Onirik -> Culture -> Exposition, musée, Salon -> Dernière mise à jour : le mardi 6 octobre 2020.

La maison de la Culture du Japon à Paris présente une insolite collection d’estampes et d’objets sur le thème du maquillage et de la coiffure à l’époque Edo. Collection intégralement prêtée par le groupe de cosmétique Pola Orbis



Lieu : Paris

Maquillages et coiffures de l’époque Edo dans les estampes japonaises

du 7 octobre 2020 au 6 février 2021

Présentation officielle

Maquillage et coiffures de l’époque Edo dans les estampes japonaises. Cette exposition inédite, réunissant près de 150 estampes et 60 objets (miroirs, peignes, épingles à cheveux, perruques…), est une plongée dans l’intimité et les rituels de beauté des femmes de l’époque Edo (1603-1868).

Avis de Claire

Voici une perspective intéressante que propose la Maison de la culture du Japon à Paris. Le sujet peut sembler léger mais il est extrêmement représentatif de la culture japonaise. L’exposition réunit 150 estampes et 60 objets de l’époque Edo (1603 - 1868), qui était une période de stabilité au Japon. Toute la collection est prêtée par le Pola Research Institute of beauty and culture. La fragilité des estampes fait que la collection est présentée partiellement et sera renouvelée après le 3 décembre, avec de nouvelles estampes.

L’exposition se décline en quatre thématiques principales : le maquillage, les coiffures, les statuts et classes sociales et enfin les estampes proprement dites.

A l’époque Edo (l’ancien nom de Tokyo), le maquillage n’a que trois couleurs :

- le blanc pour la peau
- le noir pour les dents
- le rouge pour les lèvres et les joues

La blancheur du visage est la première condition de la beauté pour la femme. La nuque se maquille aussi abondamment, la tête doit "flotter". Les produits sont très corrosifs, à base de plomb ou de mercure. Ce fard blanc existe depuis le 10e siècle. C’est avant tout la marque des grandes courtisanes ou des acteurs de Kabuki.

Le noir sert à protéger les dents, mais surtout il montre que la femme est mariée. C’est un rite de passage. Le mélange a très mauvais goût, c’est un mélange de plusieurs éléments, dont du saké, du vinaigre, de l’eau de rinçage de fer mélangée à du tanin. Le noir se retrouve aussi sur les sourcils, qui sont rasés et redessinés quand la femme devient mère.

Le rouge vient de la fleur de Safran des teinturiers, c’est un pigment cher. On l’économise, en le posant sur la bouche de manière à la redessiner très petite, les joues peuvent aussi se colorer. Plus les lèvres sont rouges, plus c’est une marque de richesse. Les courtisanes ont lancé cette mode, elles se mettent parfois tellement de rouge qu’il en devient vert.

En parcourant cette étonnante exposition, aux dimensions modestes, mais tout de même très riche, vous en apprendrez beaucoup sur le culte du paraître au Japon. Le chignons monumentaux, les tenues somptueuses représentées dans les estampes célèbrent la beauté et l’élégance de la femme. On regrette juste qu’il n’y ait pas de kimonos aux tissus chatoyants exposés, comme ceux présentés dans la très belle collection d’estampes.

Fiche technique

Adresse : La Maison de la Culture du Japon 101 quai Branly 75016 Paris, Salle d’exposition (niveau 2)

Horaires : du mardi au samedi de 12h à 20h
Fermé les jours fériés

Tarifs de 3 à 5 €

Attention, la réservation en ligne est obligatoire pour tous les publics, y compris les bénéficiaires de la gratuité.

"Secrets de beauté, maquillage et coiffures de l’époque Edo dans les estampes japonaises" une nouvelle et très originale...

Publiée par Onirik sur Mardi 6 octobre 2020

site officiel
L'auteur Claire Saim
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