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Sexisme à Hollywood
Onirik -> Nous contacter -> Editorial -> Dernière mise à jour : le vendredi 17 mars 2017.

Grande victoire pour Viola Davis qui vient de remporter l’Oscar de la Meilleure actrice de second plan pour Fences. Si le public et la critique saluent sa performance, il n’y a pas si longtemps, elle n’avait que peu de chances de remporter une telle consécration.

Et c’est un indice fort, car la comédienne de par ses rôles - notamment dans la série Murder - montre toutes les composantes de sa beauté afro-américaine, sans fard (ou avec) ni faux-semblant. Au contraire de la jolie métisse Halle Berry (qui fut elle la première et - à ce jour la seule afro-américaine - à recevoir un Oscar dans la prestigieuse catégorie Meilleure actrice), on donne des rôles plus « colorés », plus marqués, à Viola Davis.

Cette victoire est également un espoir pour les actrices en général, et celles appartenant à des minorités en particulier. Hollywood est raciste et sexiste. Si ce n’est pas par goût (soyons optimistes), ce sont des considérations opportunistes aux visées monétaires qui semblent toujours trancher pour le choix le plus pâle, le plus agréable à l’oeil, et le plus jeune... lorsqu’il s’agit des femmes !

Mais Hollywood n’est pas sourd, et semble en tout cas sensible aux chœurs des femmes qui s’expriment de plus en plus. Il y a eu le message de Patricia Arquette en 2015 lors de l’acceptation de son Oscar qui réclamait entre autres des salaires égaux. Ou Maggie Gyllenhaal qui racontait en mai 2015 dans une interview dans The Guardian que les producteurs la trouvaient incapable à 37 ans d’éveiller les désirs d’un homme de 55 ans. Mais aussi Robin Wright (House of cards) qui dans un entretien au London Evening Standard, en juillet 2015, réclame une « Che Guevara féminine » pour se lever contre les inégalités d’Hollywood

L’exemple le plus frappant vient sûrement de la jeune Jennifer Lawrence dont la beauté blonde et éclatante devrait lui faciliter la tache selon les critères des studios. D’ailleurs, ses succès récents lui permettent de réclamer les plus gros cachets attribués à des actrices.

Selon le Sydney Morning Herald (et suite au piratage des données des studios Sony), pour le long métrage de 2013 Le Grand bluff, elle et Amy Adams auraient touché 23 % de moins que leurs confrères masculins Bradley Cooper ou Christian Bale, à rôle égal. Mais aussi 23 % de moins que Jeremy Renner, qui sans que cela implique qu’il soit moins talentueux, est beaucoup moins connu et son rôle était de moindre importance.

Au final, les récompenses, telles le très institutionnalisé Oscar, sont plus une reconnaissance du métier que la volonté de départager d’excellents interprètes qu’ils sont tous à ce niveau... et ça c’est la bonne nouvelle !

Coup d’oeil au rank star meter de IMDB [1]

Jennifer Lawrence Amy Adams Bradley Cooper Jeremy Renner Christian Bale

[1] chiffres lissés sur l’année

L'auteur Valérie Revelut
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