Onirik
Ciné + Classic - Stalag 17
Onirik -> Télévision -> A la Télé -> Dernière mise à jour : le samedi 5 novembre 2011.
Lundi 7 novembre 2011 à 20H40

film américain de Billy Wilder (1953)

Profitez-en ! Ce chef d’oeuvre "méconnu" de Billy Wilder ne passe que rarement à la télévision. Donc, régalons-nous avec cette anti-Grande évasion au ton cyniquement réaliste...

Pour information, ce film inspira la série Stalag 13 aussi connue sous le titre de Papa Schulz, reprenant le surnom d’un des personnages secondaires les plus intéressants, celui du gardien allemand, profiteur, débonnaire, lâche et... scandaleusement sympathique.

Ce film provoqua des protestations outragées lors de sa sortie, Wilder arrivé d’Allemagne avant la guerre fut accusé de sympathie nazie. Quand on voit ce film aujourd’hui, on pense "quelle absurdité" ! Le réalisateur affirma froidement que toute une partie de sa proche famille étant morte dans les camps... il ne pouvait que s’opposer aux absurdités de la guerre ! Il rompit de rage son contrat et quitta les studios Paramount pour ne plus y revenir.

Dans ce baraquement où se côtoient un microcosme d’hommes de toutes les couches sociales, nous sommes au plus près de tous ces prisonniers qui meurent d’ennui, dans la boue, le froid, la pluie... et la haine. Parmi eux, un champion de la débrouille, roi du marché noir qui souhaite seulement s’en mettre plein les poches avant la fin de la guerre.

William Holden est tellement génial dans ce rôle ambigu qu’il y gagna un Oscar ! Le commandant du stalag est joué avec jubilation par un Otto Preminger tyrannique et sadique plus vrai que nature, vu que ce génial réalisateur était connu pour ses méthodes "autoritaires".

On aperçoit dans un petit rôle le débutant et prometteur Peter Graves (Mission impossible)... Cependant, jamais Billy Wilder n’a été aussi bon que lorsqu’il s’attarde sur deux acteurs habitués aux rôles de marins ou de soldats en goguette et qui nous offrent ici une composition hallucinante, entre folie douce et désespoir, Robert Strauss et Harvey Lembeck.

Tourné volontairement en noir et blanc pour accentuer l’aspect sombre de l’histoire, cette comédie grinçante qui met en relief les moins bons et les meilleurs côtés de l’homme, est brillante, intelligente avec des dialogues âpres et lapidaires.

Billy Wilder nous décrit la guerre au quotidien vécue par des prisonniers qui tentent de survivre avec dignité, entre promiscuité insupportable et cohabitation soumise et révoltée, ambivalence qui fait tout le sel de cette chronique.

Un des plus grands films du genre !

L'auteur Marnie
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