Onirik
Collection Blanche : mai 2011
Onirik -> Littérature -> Romance -> Dernière mise à jour : le samedi 16 juillet 2011.
Editeur : Harlequin

Les bébés du St Piran’s Hospital de Maggie Kingsley

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Les bébés du St Piran’s Hospital

Présentation de l’éditeur

Infirmière chef au St Piran’s Hospital, Brianna est très émue en voyant débarquer dans son service son ex- mari, le Dr Connor Monahan. Car malgré les années, celui-ci n’a pas changé : il est toujours aussi séduisant, peut-être même davantage encore qu’avant leur séparation... Mais le fait de se retrouver en sa présence fait aussi ressurgir à la mémoire de Brianna le drame qui les a jadis séparés et que rien, pas même les sentiments qu’elle éprouve encore pour lui, ne saurait effacer de son esprit. A moins d’un miracle...

Avis de Marnie : avis +

Dure tache pour l’écossaise Maggie Kingsley de terminer l’excellente série St Piran’s hospital écrite avec l’intelligence, la modernité et les mains de plusieurs auteurs britanniques et australiennes. Cette série est nettement plus sombre et transgresse des tabous intéressants de la romance médicale (syndrome post-traumatique où le héros arrête d’exercer sa profession de chirurgien à la fin du roman, une héroïne séropositive, une héroïne médecin avec un héros infirmier), avec en fil rouge une supposée liaison adultère que tout le monde commente au fur et à mesure des épisodes.

Justement, ce final était sans doute trop ardu à terminer, compte tenu des thèmes soulevés et du format plus qu’étriqué de la romance médicale. Maggie Kingsley possède un vrai talent et s’en sort avec les honneurs. Le résultat est en effet pas mal du tout, le seul vrai défaut, c’est qu’elle a tant à dire que l’évolution est nettement trop rapide pour être crédible. Si Connor [1] est parfait dans ses réactions, ses sentiments et sa réflexion, le volte face de Brianna dont on a vraiment l’impression qu’elle n’aime plus son mari et ses hésitations, semblent superficielles, faute d’introspection.

Parallèlement, Maggie Kingsley réussit à camper un contexte professionnel très honnête, tout en mettant en scène le final entre Megan et Josh, les deux médecins dont le passé trouvera une résonnance avec le drame vécu par Brianna. Ce qui est intéressant, c’est que contrairement à beaucoup de séries où ce genre de fil rouge que l’on retrouve de livre en livre est finalement le clou du dernier volume, ici, ce couple restera jusqu’au bout une péripétie de chacune des intrigues, et non des héros.

Franchement, en 150 pages, mener tout cela de front était mission quasi impossible, alors saluons le travail méritant d’un grand auteur de la collection !

Un mystérieux patient de Judy Duarte

Lorsqu’elle se voit confier le soin d’aider un amnésique à renouer le fil de son histoire, le Dr Betsy Nielson accepte avec enthousiasme. Hélas, elle comprend vite que sa mission sera plus délicate que prévue. Car si elle est spécialiste des troubles de la mémoire, elle n’a pas été formée, en revanche, pour résister à la séduction magnétique qu’exerce sur elle ce patient pas comme les autres, dont on ignore jusqu’au nom. Elle se surprend même, après chacun de leurs rendez-vous, à appréhender le jour où il quittera l’hôpital pour reprendre le cours de sa vie. Une vie qu’il partage sans doute avec une autre femme, et où elle n’a pas sa place...

Avis de Marnie : avis -

Alors là, dommage ! Oui, vraiment dommage d’avoir une idée bluffante et dérangeante dès le départ, une intrigue passionnante à développer et de rater totalement le dernier tiers du roman, tant l’auteur semble avoir eu peur d’aller jusqu’au bout.

Les Américains n’aiment pas jouer avec les valeurs morales et Judy Duarte se retrouve bien embêtée, avec un héros "déchu". En effet, l’intrigue débute avec un drame : Jason Alvarez, homme d’affaires faisant partie d’un clan redoutable (et vraiment pas reluisant) vient de causer par sa propre négligence un grave accident de la route, blessant une femme et une enfant (avec de possibles et tragiques séquelles).

Il n’y a aucun doute, il est coupable et ce drame le fait soudain prendre conscience qu’il doit remettre en cause son existence, ses choix professionnels et personnels.

Mais voilà, suite à une agression, il perd la mémoire et devient un de ces nombreux John Doe [2] de la romance.

La suite est classique, puisque notre héroïne s’éprend de lui, et réciproquement, il est attiré par elle, tout en ignorant s’il n’a pas une famille malade d’inquiétude quelque part. Le roman est agréable et se lit avec intérêt.

Toutefois, alors qu’il recouvre la mémoire, avec des flashs mettant en scène son sentiment de culpabilité, il ne sera plus jamais question de l’accident. Il n’en parlera même jamais à notre héroïne. Vous ajoutez un contexte médical très passable et vous obtenez un ratage de ce qui aurait pu être une captivante histoire.

Quelle frustration !


Le pari d’une infirmière de Janice Lynn

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Le pari d’une infirmière

Présentation de l’éditeur

Trahie par son ex-fiancé, Madison prend une décision : désormais, elle ne s’interdira pas d’avoir une liaison, mais ne tombera pas amoureuse. Aussi, quand elle remarque que le séduisant Dr Levi Fielding n’est pas insensible à son charme, accepte-t-elle sans hésitation le rendez-vous qu’il lui propose. Au moins, avec un don Juan tel que lui, elle ne risque pas d’avoir à s’engager ! Hélas, elle comprend vite qu’elle s’est trompée sur le compte de Levi, qui, loin d’être le macho sans coeur qu’elle imaginait, se révèle un compagnon idéal...

Avis de Na Dia : avis +/-

Janice Lynn possède encore ici une très bonne idée de départ, mais malheureusement il ne se passe pas grand chose dans cette romance pourtant moderne et qui aurait pu être originale par le traitement de son personnage masculin.

Ici c’est le héros qui prend les devants et l’héroïne qui ne cherche pas du tout à s’engager mais plutôt à profiter de l’instant présent.

La toile de fond avec l’hôpital, les collègues, les opérations etc est très bien utilisée et mise en scène mais la magie n’opère pas complétement ! Une prochaine fois peut-être...

Idylle à Penhally Bay de Kate Hardy

Présentation de l’éditeur

Chef des pompiers de Penhally Bay, Tom Nicholson a tout pour plaire, et Flora succombe vite au charme de cet homme à la fois viril et sexy. Elle se prend aussi d’affection pour le petit Joey, le neveu de Tom, dont celui-ci assume seul l’éducation, et s’imagine bientôt dans le rôle d’épouse... et de maman pour l’enfant. Hélas, Tom, échaudé par une précédente rupture, ne semble pas pressé de s’engager...

Avis de Na Dia : avis +

Suite du livre Le fils caché du Dr Treymane, saga écrite à plusieurs mains, ici nous retrouvons Flora, l’assistante du Dr Treymane. Si le premier tome écrit par Caroline Anderson nous avait laissé une bonne impression, c’est aussi ici le cas.

Il manque un fil conducteur dans cette romance mais cela n’enlève rien à cette romance intéressante avec pour héros Tom, un pompier qui doit, après le décès de sa soeur, s’occuper à temps plein de son neveu et une héroïne qui manque de confiance en elle à cause de son physique.

Ces deux héros vont apporter à chacun ce qu’il manque dans la vie de l’autre. Une vie stable pour Tom et de la confiance et de l’amour pour Flora.

On se laisse emporter par cette romance drôle et contemporaine.


Un fiancé pour le Dr Alexandra Draycott de Joanna Neil

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Un fiancé pour le Dr Alexandra Draycott

Présentation de l’éditeur

Pour s’occuper de ses neveux orphelins, dont elle est désormais seule responsable, Alex a tout quitté : son poste à l’hôpital, sa ville, ses amis. Aussi, après tous ces bouleversements, n’aspire-t-elle plus qu’à une chose : retrouver une vie calme et équilibrée, et recommencer à pratiquer la médecine, une véritable vocation chez elle. C’est compter sans le Dr Callum Brooksby, un confrère au charme ravageur qui, dès leur première rencontre, sème le trouble dans son cœur...

Avis de Marnie : avis -

Une fois de plus, il nous faut constater que si Joanna Neil a de très bonnes idées innovantes, elle ne possède aucun talent pour les mettre en pratique. L’arrivée de ce médecin gestionnaire femme chargée d’effectuer des coupures drastiques de budget dans cet hôpital de "proximité" provoque l’inquiétude parfaitement compréhensible de ses collègues et l’hostilité d’un de ses confrères. Ce thème était intéressant à développer surtout dans le contexte mondial de la crise. Cela fonctionne donc très bien... Mais le traitement ferait grimacer le plus indulgent des lecteurs.

Déjà, il faut oublier les neveux orphelins, vu que leurs parents, grièvement blessés, se remettent difficilement d’aplomb dans l’hôpital en question. Il est même bizarre et peu compréhensible qu’Alex, la tante des enfants, et qui va souvent voir son frère et sa belle-soeur ne soit pas reconnue par ses collègues. Bon, ce n’est qu’un détail, mais qui s’ajoute à un contexte médical qui prête à sourire.

On touche le ventre d’un enfant dont les douleurs provoquent vomissements et nos bons docteurs, sans aucun autre examen disent à sa mère, voici un comprimé pour qu’il digère mieux... oui, comme d’habitude avec Joanna Neil, l’arrière-plan médical est d’une pauvreté affligeante.

Enfin, le point négatif le plus important : Alex est intransigeante, froide mais réaliste, et sa rigueur provoque chez le lecteur une vraie admiration. Par contre, l’insouciance, un manque total de réalisme et une étonnante sournoiserie dérangeante rendent ce pauvre Callum bien peu attachant. L’histoire se termine abruptement, de façon incohérente, vu que notre héros, célibataire convaincu, décide soudain de se marier, sans aucune réflexion, ce qui nous laisse quelque peu perplexe !

Un troublant séducteur de Carol Marinelli

Présentation de l’éditeur

Nick Roberts... Alison se prend à rêver rien qu’en prononçant le nom de son nouveau patron, un médecin globe-trotter qui l’attire plus que de raison. Mais, même si elle a le sentiment qu’elle ne lui est pas indifférente, elle se garde bien de répondre à ses avances et s’efforce de résister à l’élan qui la pousse inexorablement vers lui. A quoi bon s’attacher à cet homme alors que, du jour au lendemain, il peut être appelé à l’autre bout du monde ?

Avis de Marnie : avis +

Écrivain stakhanoviste œuvrant depuis une bonne dizaine d’années, Carol Marinelli est pourtant un auteur d’une fraîcheur surprenante. Avec une intrigue d’une banalité confondante, dont l’évolution est plus qu’attendue, la voici qui tisse une toile faite de réflexion et d’émotion qui comme à chaque fois sauf à une ou deux exceptions près, séduit inexorablement un lecteur qui ne demande que cela. De plus, Carol Marinelli actualise ses sujets, ce qui est une de ses plus grandes qualités. Le troisième personnage de cette histoire est ainsi... Facebook, qui vraiment a son importance dans ce récit !

Alison est une héroïne attachante, perdue dans un maelström de sentiments. Suite à un drame familial, elle a mis de côté tous ses rêves, et la voici emplie de frustration, culpabilité, désir d’émancipation, d’espoir et de déceptions mêlés. Carol Marinelli sait très bien exploiter les hésitations et volte-face de cette jeune femme complètement perdue qui se montre tour à tour forte et faible par amour, que ce soit avec l’homme qui l’attire et avec qui elle sait pourtant qu’elle ne peut avoir aucun avenir, comme avec tous les non-dits qui la lient à une mère possessive et angoissée.

Comme toujours, le récit coule de source et retient notre attention de bout en bout !


La passion d’une urgentiste de Jessica Matthews

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La passion d’une urgentiste

Présentation de l’éditeur

Après le douloureux échec de son mariage, le Dr Sierra McAllaster ne fait plus confiance aux hommes. Désormais, elle les tiendra à l’écart, et se consacrera à son métier d’urgentiste, qui a toujours été sa passion. Une passion qu’elle partage avec son talentueux confrère, le Dr Trey Donovan, un homme à la fois sexy et discret dont elle apprécie chaque jour davantage la compagnie. A tel point que, bientôt, elle se surprend à rêver de le voir en dehors de l’hôpital, au risque de trahir la promesse qu’elle s’est faite...

Avis de Marnie : avis +

Si au départ, l’intrigue semble toute tracée et sans surprise, Jessica Matthews parvient à renouveler cette idée basique d’un claquement de doigts. Les rebondissements sont particulièrement soignés avec notamment un coup de théâtre final nettement plus noir que rose, qui apporte une sorte d’authenticité au propos. Quel dommage même, que l’auteur n’ait pas plus de place pour approfondir les thèmes qu’elle aborde !

Si Sierra est parfaite en jeune femme méfiante et blessée, obligée de régler les dettes d’un défunt mari volage, Trey, lui en médecin qui sait charmer tous ceux qui l’entourent pour arriver à ses fins, sait être un calculateur très sympathique. Leur relation qui s’approfondit est réussie, totalement intégrée dans un contexte médical impeccable.

Tout sonne juste ici, avec un auteur dont on sent l’enthousiasme et l’envie de trouver des ouvertures peu communes. Comme quoi la romance médicale américaine peut fort bien rivaliser avec la production britannique !

Une vie avec lui de Gina Wilkins

Présentation de l’éditeur

Entre Shannon et James, interne en pédiatrie, c’est le coup de foudre et, très vite, tous deux entament une liaison intense et passionnée. Hélas, Shannon sait que tout la sépare de ce jeune homme fortuné, issu d’une des plus prestigieuses familles de la région et promis à une brillante carrière. Une carrière qu’il n’acceptera jamais, elle en est persuadée, de compromettre en s’engageant trop vite, et avec quelqu’un d’aussi différent. La mort dans l’âme, Shannon décide de rompre, dans le secret espoir que James prendra conscience de ses sentiments pour elle, et lui reviendra...

Avis de Marnie : avis +/-

Encore une quatrième de couverture totalement hors sujet... Entre Shannon et James, c’est loin d’être le coup de foudre. Méfiante, la jeune femme issue d’un milieu populaire, comprend immédiatement que notre jeune interne n’a rien en commun avec elle et sa famille. En effet, dès le premier chapitre nous faisons connaissance avec une vraie tribu enjouée, extravertie et sans complexe, tout ce que n’est pas James, héros plutôt guindé et en fait bien moins sur de lui qu’il ne le laisse paraître.

La seule vraie bonne idée de ce roman est justement le caractère introverti de James. Dès la première page, héros malgré lui, il donne une fausse image aux autres de sa personnalité, alors que ses pensées nous le font découvrir vulnérable, presque fragile sinon sensible. Shannon qui a déjà souffert en fréquentant des hommes trop loin de son tempérament enjoué, n’a pas franchement envie de se lancer dans cette aventure dont elle prévoit les difficultés.

Gina Wilkins, auteur confirmé et prolifique des années 90, concocte ici, une sympathique mais très et trop classique intrigue où le milieu social tient une grande place. C’est charmant, mais le manque d’intensité, de passion comme l’aspect médical inexistant rendent tout cela gentiment superficiel et anodin.

Un heureux hasard, de Betty Neels (réédition)

Présentation de l’éditeur

Lorsque le séduisant Dr Aldrick Van Linus la secourt, Olivia tombe immédiatement sous son charme. Le début d’une histoire d’amour ? Déjà, elle se prend à rêver... Avant d’apprendre qu’Aldrick est fiancé !

Avis de Marnie : avis -

Quelle idée que cette réédition d’une romance choisie au hasard parmi la centaine écrites par la défunte Betty Neels, toutes construites autour de la même intrigue, une sorte de Barbara Cartland « médicale ». Ne soyez pas effrayés à l’idée de lire des scènes érotiques, un bisou et l’on en reste là !

Comme d’habitude, vous trouverez les ingrédients redondants, soit un superprofesseur hollandais conduisant une bentley dans la campagne anglaise, et rencontrant une cendrillon qui ne voudra jamais croire jusqu’à la dernière page que ce type sublime souhaite s’intéresser à elle.

Vous ajoutez une parente méchante, un chien et des compresses sur les tempes à titre de prescription médicale et vous avez ainsi le résumé de... tous les livres de Betty Neels. Là, nous sommes à saturation !


Fiche Technique

Format : poche
Pages : 310
Editeur : Harlequin
Collection : Blanche
Sortie : 15 mai 2011
Prix : 6,25€

[1] il est comptable et pas médecin contrairement à ce qui est indiqué en quatrième de couverture.

[2] nom "administratif" donné à toutes les personnes mortes ou vivantes dont on ignore l’identité aux Etats-Unis. Ce terme a été popularisé grâce à Gary Cooper dans L’Homme de la rue (Meet John Doe) un film de Frank Capra, dont le thème est justement la focalisation de la presse sur un anonyme...


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