Onirik
Never lie to a lady - Avis +
Onirik -> Littérature -> Version anglaise -> Dernière mise à jour : le dimanche 14 septembre 2008.
Editeur : Pocket Books

roman de Liz Carlyle

Résumé de l’éditeur

Lord Nash is a creature of the night — his wealth and title provide but a tenuous entrée into polite society. Notorious for his sophisticated manners and a dark, dashing elegance, rumors abound of the men he has bankrupted and the women he’s left heartbroken. But when Nash leaves his lair for a rare foray into the ton, he faces a lure of temptation all his own — an extraordinary moment of passion with a mysterious lady in the moonlight — and an obsession that will lead him into a hellish world of smugglers, spies, and intrigue. And as for his damsel in disguise, the witty and beautiful Miss Xanthia Neville, he soon learns, is as unattainable as she is tempting. And now Nash must decide if she is also dangerous...

Avis de Callixta

Liz Carlyle écrit peu mais bien et l’attente de ses nouveaux livres est peut être longue mais quel plaisir de la retrouver toujours aussi douée ! Never lie to a lady est le premier tome d’une trilogie portant sur un frère, une sœur et un ami de la famille. Xanthia et Kieran Neville sont deux orphelins, élevés par leur oncle à La Barbade. Lorsque débute ce roman, ils sont à Londres depuis seulement quelques mois. En effet, les plantations, la richesse de la famille, commencent à souffrir de la volonté d’indépendance de ces îles des Antilles. La fin de l’esclavage se profile aussi dans l’empire britannique [1]. Les Neville ont compris : ils ont cédé leurs terres et sont retournés vers Londres. L’adaptation est difficile. Très unis, ils sont proches l’un de l’autre mais sont tous deux en train de reconstruire leur vie. Xanthia a trouvé une voie originale : elle a repris la seule activité des Neville qui peut encore prospérer, sa compagnie maritime. Elle la gère avec un ami, Garrett qui l’aime depuis de longues années. Ils ont d’ailleurs eu une liaison mais Xanthia y a mis fin. Elle sent que Garrett n’est pas pour elle. Kieran est totalement perdu : cet homme qui aimait la terre n’a plus rien et se noie dans une vie dissolue.

Xanthia est une femme passionnante qui tranche violemment avec les héroïnes puériles et futiles que la romance historique nous impose parfois. C’est un être libre qui a pris l’habitude d’agir de façon assez peu conventionnelle. Ce qui était supportable à La Barbade l’est beaucoup moins à Londres. Elle en a conscience et essaye de rester dans des limites acceptables. Elle travaille sur le port de Londres, à Wapping et ne s’est pas mariée alors qu’elle approche les trente ans. Elle a aussi perdu sa virginité avec Garrett et assume sa féminité même si elle sait que sa marge de manœuvre est étroite. C’est une femme, forte, indépendante, mais aussi raisonnable et surtout totalement crédible dans cette année 1828.

Elle va croiser Lord Nash dans une soirée et comme elle le dit elle même c’est un coup de foudre physique qui se produit. Tous deux sont violemment attirés l’un par l’autre au point que Xanthia accepte peu à peu l’idée d’une liaison qui sera forcément très compliquée : elle est célibataire, il a une réputation de séducteur mais refuse le mariage. Commence alors une relation torride et complexe .

Tout est parfait dans cette liaison et surtout il souffle un vrai vent de nouveauté. Pour une fois, l’héroïne, qui n’est pas une toute jeune fille, reconnaît la passion qui la traverse et veut satisfaire ses désirs ; c’est Lord Nash qui lui résiste (pas trop !). Tous deux sont à égalité dans cette relation : quand un cède quelque chose, c’est ensuite au tour de l’autre. Xanthia est encore proche de son premier amant. Il est très rare dans la romance qu’un premier amour soit présent, sympathique et toujours fou amoureux alors que sa promise ne l’a jamais été. Xanthia ne cherche pas non plus à se faire épouser pour régulariser les choses et elle a une bonne raison pour ça : le mariage la priverait de sa liberté et de son autonomie financière. Lord Nash est lui aussi très nouveau dans son genre en séducteur patenté qui doit s’avouer vaincu bien avant la fin du livre : il est séduit et amoureux. Ce sont deux personnages attachants, forts et le portrait féminin est particulièrement réussi.

Liz Carlyle distille des scènes d’une sensualité extrême, imaginatives et délicieuses qui cadrent avec cette relation de deux personnes aussi anti-conformistes. Elle ajoute également une intrigue diplomatique : un trafic d’armes vers la Grèce alors en guerre d’indépendance contre les Turcs. Lord Nash est-il impliqué, lui, dont la famille est originaire du Montenégro et a souffert sous le joug ottoman ?

Les personnages secondaires sont parfaits. Kieran est de la veine des grands libertins qui flirtent avec l’alcool, la drogue, les femmes pour oublier son ennui. Garrett, futur héros, souffre en silence. Liz Carlyle apporte même une dose d’humour avec les serviteurs qui ont un vrai droit à la parole dans ce livre notamment le valet de chambre de Nash, Gibbons qui est un modèle du genre, tout en flegme et humour britannique. Et surtout, il y a maintenant l’incontournable George Kemble qui apparaît régulièrement dans les livres de cet auteur. Homme de l’ombre, capable de jouer tous les rôles, il est ici aux services de sa gracieuse majesté et éblouit par son intelligence et son excentricité.

Que dire de plus ? Liz Carlyle parvient même à porter une petite réflexion sur cette noblesse britannique qui s’endort et s’ennuie : Lord Nash ou Kieran ne sont pas intéressés par la vie qu’ils mènent mais trouvent difficilement quoi faire. C’est un monde qui connaissait en effet ses derniers moments dans les années 1820. L’industrialisation allait tout changer.

Lisez Liz Carlyle, elle fait partie des meilleures ! Les deux tomes suivants, d’abord celui consacré à Garrett puis celui de Kieran, sont publiés. Du bonheur en perspective !

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 432
Editeur : Pocket Books
Sortie : 1 mai 2008
Langue : anglais
Prix : 5,33 €

[1] La traite a été interdite dès 1807 et un processus de suppression de l’esclavage a commencé en 1823 et se terminera en 1833 par la publication de l’Abolition Bill. Le roman se déroule en 1828


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