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Two little lies - Avis +
Onirik -> Littérature -> Version anglaise -> Dernière mise à jour : le lundi 10 septembre 2007.
roman de Liz Carlyle

Résumé de l’éditeur

Once, he spurned the woman he loved. The Earl of Wynwood was far too reckless to handle a sophisticated woman like Viviana Alessandri. And the beautiful opera singer was far too famous to make a suitable wife for Wynwood.

Twice, she wagered with her heart. Crushed by Wynwood’s refusal to marry, Viviana offered her hand to another, a wealthy count. But fate has a way of playing with lovers’ hearts — and passion has a way of setting them on fire.

Two little lies tore them apart. But now, at a gala affair celebrating Wynwood’s recent betrothal, Viviana will get one last chance to win back his love...again...and again.

Avis de Callixta

Il y a des livres dont on lit quelques lignes seulement et dont on sait qu’ils vont être excellents. Two little lies est de ceux là. Il appartient à cette catégorie de la romance grave et triste dans laquelle le destin a brisé les protagonistes durablement.

Nous avons fait la connaissance des deux héros dans le roman précédent dont j’ai déjà fait la chronique. Je précise donc qu’il est très intéressant d’avoir lu ce précédent tome pour goûter toute la subtilité de cette histoire. Mais ce n’est pas non plus absolument nécessaire.

Quinten Hewitt, comte de Wynwood, semble le type même du héros peu intéressant. Il est sans grande profondeur apparemment, passe son temps à dépenser son vaste héritage sans assurer beaucoup de responsabilités et se comporte avec les femmes comme un gentil inconscient. Son inconséquence est particulièrement évidente dans le roman précédent où le jeune fiancé qu’il est, est surpris en train de littéralement agresser celle qui va devenir l’héroïne de ce livre. Rien ne le prédispose à devenir un héros digne de ce nom. Et cependant…Dès le début du roman, on revit cette scène mais du point de vue de Quinten et de l’héroïne, Viviana Alessandri. Et tout s’éclaire. Le cadre du drame est planté.

Le reste du roman va être la douloureuse visite du passé par les deux héros, qui ont connu une grande passion, très jeunes. Sans bien se connaître, ils se sont littéralement dévorés et consumés l’un l’autre, s’aimant et se blessant en même temps comme deux êtres trop beaux et bien trop jeunes pour manier une relation aussi explosive. Et Viviana est retournée dans son Italie natale, enceinte, sans rien dire à son amant.

Ce qui est particulièrement envoûtant dans le roman est le côté presque fatal de cette histoire d’amour qui ne pouvait pas marcher à l’époque. On sent qu’une sorte de mécanisme s’est mis en place à l’insu des deux héros et qu’ils ont été lentement broyés. Leur relation prend alors une profondeur et une gravité insoupçonnées qui n’est pas sans évoquer les grandes passions tragiques que dépeignent les opéras que chantaient la très belle Viviana. La tragédie semble se rejouer des années plus tard lorsque les deux héros se retrouvent.

Toute l’histoire est centrée sur les deux personnages et leurs cicatrices à peine refermées malgré les années. Ils ont souffert, n’ont jamais été vraiment heureux et ont été torturés par leurs souvenirs ou même par les conséquences de leurs erreurs. Pas besoin dans ce cas là d’intrigues secondaires. Il y en a tout de même une à peine évoquée, il est vrai, entre Alice, la sœur de Quinten et l’intendant du domaine familial. Une histoire parallèle jusque dans son esprit. Là aussi, la vie et les conventions ont séparé deux êtres.

L’intrigue est donc assez réduite et même banale : un couple qui se retrouve après des années, un enfant dont le père n’a jamais connu l’existence…Mais, la lecture ne donne pas du tout cette impression de banalité et encore moins de « déjà lu ». Il y a enfin les enfants et notamment la fille aînée de Viviana et de Quinten, Cerelia, qui est aussi une victime de la situation. Liz Carlyle dépeint souvent dans ses romans, des enfants. Elle le fait avec bonheur et une justesse de ton qui enrichissent le livre et l’intrigue.

Nous faisons connaissance longuement avec les deux héros et ce sont deux êtres à part entière qui apparaissent peu à peu, imparfaits, qui ont fait des erreurs. Des humains tout simplement. Ils ont une seconde chance qu’ils vont exploiter magistralement. C’est la seule différence avec les tragédies où il n’y a jamais possibilité de redistribuer les cartes. Les péripéties de leur vie et notamment celles de la vie de Viviana sont révélées peu à peu avec pudeur et délicatesse. Elles révèlent une femme courageuse et fragile à la fois, qui a résisté à tout par amour de ses enfants.

Décidément, il faut lire Liz Carlyle. Les deux premiers tomes de cette trilogie sont à la fois proches et dissemblables. Rien de comparable entre le héros précédent, un être de soleil qui vit une histoire finalement rafraîchissante et cette longue remontée du bonheur dans la vie sombre de Viviana et Quinten. Pourtant les deux hommes vont souffrir pour racheter leurs erreurs passées.

La trilogie se termine avec Merrick, le frère du héros du précédent roman. Espérons que ce sera le bouquet final de cette excellente série.

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 384
Editeur : Pocket Star Books
Sortie : 31 décembre 2005
Langue : anglais
Prix : 5,73 €


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